Lundi 11 mai 2009 1 11 05 2009 14:01
Avant-hier, alors que je m'ennuyais terriblement dans ma chambre sans cesse en mouvement, entre les cartons de vaisselle et les bocaux remplis d'herbes à fumer, j'ai retrouvé mon classeur de philosophie. Il était loin de contenir l'équivalent d'une année complète de travail. D'ailleurs, la seule leçon que je crois avoir vu au complet est celle du "Qui parle quand je dis Je ?". Je feuillette donc cette relique du lycée et n'y porte finalement que peu d'intérêt ... jusqu'à ce que je tombe sur la partie "devoirs" du classeur. J'ouvre cette zone restée inexplorée depuis longtemps comme si je découvrais le véritable journal intime de Marion: quelque chose de mystérieux, d'effrayant mais aussi de terriblement alléchant.

Il y avait quelques dissertations et commentaires de textes. Comme je le disais, je m'ennuyais. J'ai donc relu toutes les conneries et les débilités que j'avais pu sortir dans l'espoir de pêcher le fameux 10, ma "truite" à moi. Je m'attarde plus précisement sur une copie, celle ayant pour sujet "Pense-t-on jamais seul ?".

Je ne vais pas vous ressortir l'intégralité des cinq pages d'écriture, ce qui est somme toute peu pour une copie de philosophie. Ca serait barbant pour moi d'y taper et pour vous d'y zieuter. Par contre, je vais vous donner un joli extrait, véritable phamphlet contre la religion. Vous remarquerez la manière totalement grossière dont j'ai fais preuve pour ressortir au passage mes cours de sociologie sur les instances de socialisation.

"Mais pense-t-on en "collectivité" toujours de notre plein gré ? Notre éducation, depuis la plus petite enfance, nous "moule" selon des valeurs et des notions inculquées par un contexte, dont celui de la famille. On naît donc neutre, sans pensée personnelle. Et au fur et à mesure que nous grandissons, on nous communique des pensées extérieures à travers des notions ou des valeurs. Ainsi, un enfant va se faire une idée sur un sujet précis à partir des pensées qu'il aura appris de ses parents, frères ou soeurs. Le milieu scolaire est tout aussi important: c'est un endroit où les pensées sont fortement échangées les unes avec les autres, notamment lorsqu'il s'agit de communication en cours. En quelque sorte, nous sommes endoctrinés. D'ailleurs, des institutions d'aujourd'hui endoctrinent. Le plus bel exemple est celui de la religion. Elle inculqu
e ses idées, ses pensées. De cette manière, nous ne pensons pas seul car nous sommes "enregimentés". La principale différence avec ce que j'appelle le "réseau de pensées", c'est qu'ici, le récepteur des pensées n'est pas capable de refuser qu'on lui en inculque. On ne pense pas seul et on n'a pas le choix".

J'adore cette phrase sur la religion: "on ne pense pas seul et on n'a pas le choix". A elle seule, elle résume tout le paragraphe. Je m'étonne moi-même en relisant ces lignes. Je ne me croyais pas capable en Terminale de lancer une petite critique comme celle-la sur la religion, mais ça me fait bien rire.

Les commentaires de notre Bretonnet (que les filles adoraient d'ailleurs, que ce soit physiquement ou intellectuellement) ne sont pas allés dans mon sens. En réponse au fait que je dise que l'école "endoctrine", j'ai eu le droit à ça: "Non ! L'école apprend, en principe, à penser par soi-même". Oui, en principe. Et quand je commence à dire la même chose de la religion et de parler de la liberté de penser pour les fidèles priants, il me rétorque: "Non. Ce n'est pas vrai pour la plupart qui reconnaissent la liberté de penser". J'avais ommis de dire à cette époque que dans ma thèse sur l'endoctrinement de la religion, je parlais surtout du christianisme, étant donné que je n'ai que peu de connaissances des autres religions. Mais j'admets être allé un peu loin. A contrario, il a répondu un "certes" (ceux et celles qui l'ont eu savent qu'elle est l'importance du "certes" chez Julien B, ou du "soit") à propos du fait qu'on avait pas le choix de ce qu'on nous apprenait petit.

Finalement, j'ai quand même eu ma truite pour cette dissertation, avec ce commentaire:
"Des remarques intéressantes. Un problème majeur: vous ne travaillez pas suffisament la notions de "pensée", ne distinguez pas des sens différents afin d'éclairer les enjeux du sujet. Si celui-ci se perd, c'est que toutes les "pensées" ne sont pas d'authentiques réflexions, que penser par soi-même ne vas pas de soi, et n'est pas sans doute synonyme de "penser seul"."
Par Antoine - Publié dans : Descriptions Exhaustives
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 04 2009 12:35
Ca fait un baille que je n'avais pas mis les pieds ici, que ce soit pour voir ce qu'il y avait de nouveau (quoi que vu que c'est moi qui l'écrit, je sais très bien s'il y a du nouveau ou non, mais bref, passons) ou pour écrire quelques petites bêtises.

En réalité, je crois que je vais faire un petit medley de toutes les belles choses qui me sont arrivées depuis ces derniers temps, vu que la majorité d'entre vous qui lisez (pas tant de monde que ça finallement) ne me voient plus ou très peu.

Mais avant de commencer, je tiens à signaler que je suis en salle info de la fac bloquée et qu'il y a un gros porc qui renifle sans arrêt alors qu'il n'a rien à renifler (ce qui somme toute encore pire que s'il coulait du nez), ce qui provoque aussi un bruit assourdissant et très dégueulasse. Mais je vais passer outre, n'oublions pas que nous sommes à Lyon2, terre d'accueil de tous les hippies immondes qui ne changent jamais de sous-vêtements. Je ne sais pas d'où je sors ça, peut-être du fait que je suis tombé sur un blog étrange il y a quelques jours; c'était un fana sadomasochiste gay qui avait un super hobbie, fétichisme assez crade: garder les mêmes slips des jours et des jours, puis les renifler (et c'était encore mieux quand il y avait des taches). Autant dire que je suis tombé sur quelques photos, et j'ai vite quitté, la gerbe me montant à la bouche.

Je m'ennuie tellement chez moi en ce moment car la fac est bloquée (avec un vote pour, un vote contre chaque semaine, c'est à ne plus rien comprendre, mais moi j'abdique, je dépose les armes). Mais bon, je n'ai pas envie d'épiloguer sur le blocage et sur l'université. "Tout ça pour dire quoi" me direz-vous. Et bien tout ça pour vous dire que j'ai fais un pas en avant dans ma vieillesse prématurée. Non content d'avoir 20 ans dans exactement 49 jours, 6 heures et 45 minutes, je m'emmerde tellement que je suis amené à penser comme les vieux, à agir comme les vieux, à parler comme eux aussi, mais surtout à faire les mêmes activités. Limite si je ne vais pas à la marche avec le Club du Bel Âge chaque mercredi matin.
Et oui, vous allez être surpris, mais je fais mon potager. "Quelle horreur" vous allez dire. Tout à fait d'accord avec vous. Pourtant, il y a une bonne semaine, j'étais à Leader Price avec Véro (pas ma mère incultes) et je suis tombé nez à nez avec le rayon jardinage (qui se résume en fait à une étagère). J'ai acheté par pure folie des graines de choux rouges, de salades, de carottes et de courgettes. Mais insatisfait, j'ai encore acheté quelques jours plus tard, puis hier avec ma poule, des graines d'épinards, d'aubergines, et même de pastèques (d'ailleurs, vous allez en manger, j'ai 30 pieds, et ça fait plusieurs fruits un pied). Puis des fleurs aussi.
Donc j'ai bêché je ne sais combien de m2 de terre et j'ai tout planté. C'est triste. Je passe pour un vieux maintenant. S'emmerder à ce point, c'est fort. Je pourrais éventuellement aller travailler, surtout que mon compte en banque s'assèche dangereusement dernièrement (mais je dois recevoir un dernier virement dans peu de temps, donc courage). Mais j'en ai plus qu'assez de trier des plaquettes de beurre de Planta Fin ou de ranger des petits pots écrémés Senoble alors que je préférerais de loin les manger.

Mais arrêtons de parler de victuailles et de travail chiant. Car j'ai trouvé le job de mes rêves. Au passage, si tu me lis, Laetitia (ce qui m'étonneras vu que tu es faienante de lire plus de trois lignes et que t'attends suremment un message de tu sais qui (non pas Voldemort, c'est nul cette blague), et au fait, l'autre crado vient de faire un reniflement accentué exécrable), je suis dans le regret de t'annoncer que ton projet de monter une ligne de fast-food bio tombe à l'eau. L'idée t'a été piquée par un parisien qui est en train d'ouvrir son cinquième restaurant dans la capitale, et en plus ça marche. Comme quoi, tes idées sont parfois intéressantes.
Donc comme je disais pour moi, j'ai un boulot attrayant. Vous savez pour la plupart que je compte bien prendre une "année sabatique" entre la licence et le master (mais ce n'est pas définitif). Enfin, c'est pas une année à rien glander, c'est plutôt une année à l'étranger pour apprendre une langue et bosser. L'Italie, pourquoi pas, mais un pays anglais, c'est mieux (mais non, pas l'Angleterre cancrelat, tu veux ma mort ou quoi?).
Bref, j'avais cherché aux Etats-Unis en premier lieu, rien d'étonnant. J'était même partant pour faire la saison de la pêche au crabe en Alaska (c'est pas la peine de faire cette tête étonnée ou cette tête qui à l'air de se foutre de ma gueule devant votre écran). Malheureusement, j'ai vite déchanté. Le visa pour travailler aux USA coûte la peau des fesses, et travailler au noir (ouch!) et un bon moyen de m'envoyer croupir dans une vieille geôle polaire perdue au fin fond des neiges arctiques).
En fait, je ne sais pas pourquoi je vous parle d'un job pour une année sabatique puisque le boulot idéal n'a rien à voir avec une seule année, mais avec toute une vie. Avez-vous vu Out of Africa avec la belle et splendide Meryl Streep? Je vais considérer que oui. Karen Blixen, danoise d'origine, habite au Kenya où elle monte (sans succès, c'est dommage) une ferme pour faire pousser des caféiers. Et c'est justement cette formidable expérience qui me donne l'envie de faire un truc comme ça. J'ai dit ça à mes parents qui se sont évidemment foutus de moi. Mais on parle de caféiers, mais c'est tout aussi valable pour des cacaotiers ou des théiers. Ils me disent que c'est une idée qui existe déjà depuis des centaines d'années, et que je ne vais pas faire fortune là dedans. Deux choses à répondre: qui parle de faire fortune et c'est un doux rêve.

Ce qui rend ce genre d'aventure impossible de nos jours, c'est tout le bordel en paperasse et toutes les lois qui encadreraient ce genre de plantation, de plus qu'il faudrait s'expatrier en Amérique du Sud ou en Afrique Centrale, voire en Asie (très peu pour moi l'Asie). Ce qui était "relativement fort simple" il y a au moins soixante ans ne l'est plus aujourd'hui. Mais si j'avais les réels moyens de faire une ferme ou une plantation de ce type, autant dire que je partirais.
J'ai osé dire, attention, à mes parents que de toute façon, ils se contentaient de vivre à la manière de tous leurs voisins, qu'ils avaient une vie tristement formatée qui ne leur laissait pas la place au rêve ou à la liberté d'entreprendre ce qu'il voulait. Attention mécréant! Grave erreur! Je me suis fais gentillement ramballé lorsqu'ils m'ont dit que moi aussi je vivais cette vie pourrie, car j'habitais encore chez mes parents et était incapable de tenter tout ce que je dise (inutile de dire - mais je le dis quand même - qu'ils m'ont aussi dit que je changeais d'avis et d'envies tous les mois). Et justement, je préfère vivre au jour le jour, quitte à manquer de sous. Mais chacun se fait son idée des choses, et désolé pour Marie ou Victor (je prends ces cas précis par rapport à vos études, pas par rapport à vous), mais faire des études comme les vôtres qui meneront à un emploi bien payé (c'est quasi sûr et tant mieux pour vous) mais aussi vous condamnant à faire toujours la même chose en gros (c'est mon avis, c'est tout) et surtout à rester cloîtrer dans des labos ou des salles (beaucoup de parenthèses je remarque), et bien ... euh ... y'a pas de fin à ma phrase, mais vous avez compris quoi.

Je crois que j'ai assez parlé de travail. Je vais finir ce long monologue sur des films. Hier, j'ai commencé à regarder Gladiator, puis lassé de l'avoir vu trop de fois, j'ai préféré le remplacer par Alexandre. Je ne l'avais ... Oh attention, James Bond vient de rentrer dans la salle, lunettes noires et malette cuir renfermant les codes de l'arme secrête des soviets. Donc, je ne l'avais jamais vu en entier, le dvd bueugant à chaque fois. Il a de nouveau bueugé mais j'ai réussi à passer outre (sauf les cinq dernières minutes du film que je n'ai pas pu voir, le dvd a sauté, mais je vais tenter de regarder sur Youtube). Alexandre est vraiment vraiment une légende. Quand au collège Aristide (prof d'histoire pour les gens qui savent pas) nous disait qu'il était allé jusqu'en Inde, ça me passait au-dessus, ça m'intéressais mais sans plus. Pourtant, le film à tout fait ressurgir. Ce n'est qu'un film bien sûr, et probablement loin de la vérité tellement Alexandre le Grand a fait l'objet de récits, mais c'est fantastique. Quand il arrive en Inde et se bat contre les éléphants, ces hoplites aux casques de bronze déteignent dans le paysage de jungle. Mais on a envie que d'une chose, c'est qu'il aille plus loin. Comptant rejoindre les rives de l'océan extérieur pour revenir par le Nil, il ne se doute pas une seconde que tout l'Empire Chinois s'étend encore derrière l'Inde. Et la seule chose que je souhaite intimement à ce moment là, même si je sais pertinnement qu'il ne l'a pas fait dans la réalité, et qu'il ne le fera pas non plus dans le film, c'est qu'il franchisse l'Indus et pénètre en Chine. Imaginez un seul instant la gloire et le rayonnement de la Macédoine à travers le monde, "l'empire qui est allé jusqu'en Chine combattre contre les terribles armées de la dynastie Zhou".
Mais malheureusement ce ne fut pas le cas. Alexandre le Grand est néanmoins un "Grand" - c'est le cas de le dire. Et j'aurais été fier de servir à ses côtés. Non, ne rigolez pas, c'est vrai. Oui, je sais que je dis ça maintenant, et que j'aurais sûrement pris mes jambes à mon cou si un éléphant surmonté d'une troupe de barbares m'avait foncé dessus. Mais laissez-moi à mes rêves, à mes soupirs d'une Antiquité merveilleuse où des choses immenses restaient à découvrir, alors qu'aujourd'hui on connait pratiquement tout des autres peuples qui vivent sur Terre. Rares sont les tribus n'ayant encore jamais été observées par la civilisation actuelle (au singulier, je sais). Et puis ce ne seraient que des tribus, et non des civilisations entières.

Je viens de voir, en faisant des recherches sur ce héros éponyme, que son tombeau n'avait jamais été découvert depuis des tremblements de terre. Voilà qui me donne encore plus envie de faire de l'archéologie. Car s'il y a bien un corps de métier dans lequel il reste beaucoup de choses à découvrir, c'est bien l'archéologie (sans compter la science pure évidemment). Ne serait-ce pas merveilleux que dans plusieurs dizaines d'années vous appreniez que le célèbre archéologue Antoine Janin, parmi les plus réputés, ait découvert la tombe perdue du Grand Alexandre? J'en rêve déjà.
Par Antoine - Publié dans : Autant en emporte la pensée
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Dimanche 22 mars 2009 7 22 03 2009 10:46

Le rêve fait cette nuit concerne la fameuse fête d'anniversaire que j'aurais voulu faire avec ma famille et quelqu'uns de mes amis les plus anciens ou proches.

 

Curieusement, j'apprends dans le rêve que mon anniversaire est organisé avec Anthony (j'organise aussi un anniversaire comme prévu avec Béatrice).

Nous sommes tous à des tables de 5 ou 6 personnes. Inutile de rappeler tous les détails du rêve qui n'ont pas une réelle importance. C'est à dire qu'il y a des moments où il y a des animations, mais aucun de vous n'y est impliqué.

Au bout d'un moment, on souffle mes bougies (avant le repas déjà, et en plus on m'ordonne de chanter "Joyeux Anniversaire", ce que je fais d'ailleurs à ma mi-voix, à ma grande surprise). Puis je remarque enfin que ni Marion, ni Victor, ni Béatrice ne sont de la partie alors que je les avait convié.

J'appelle Marion et lui dit ceci d'un ton sec:

- Tu n'as pas oublié quelque chose ? Pour une fois que c'est moi qui t'appelles pour t'engueuler, ça change !

Elle ne voit pas, donc je le lui rappelle. Elle me dit que je ne lui avait pas confirmé la date, ce qui était vrai, et je l'avoue. Mais elle part de chez elle et arrive quelques temps après à la fête (qui se passe à Chuzelles, là où se passera la vraie).
Je critique le fait qu'elle ait oublié et que Victor aussi. Elle me dit que si je venais la chercher en voiture chez elle, elle pourrais venir et je prendrais Victor au passage. Après réflexion, je trouve cela absurde puisqu'elle est déjà là. Mais passons, de toute façon, Marion disparait de mon rêve après.

J'appelle Béatrice, qui met trois plombes à me répondre. En fait, elle est en boîte. Elle justifie son absence par le fait qu'elle recherche très activement un DJ pour notre anniversaire, d'où le fait qu'elle soit en boîte. J'abandonne avec elle.

Enfin, j'appelle Victor plusieurs fois il me semble. La première, il doit être en voiture, et ça coupe. Mais la seconde fois, c'est sa mère qui répond (j'ai squatté une caravane entre temps, mais je vais retourner à la soirée après l'appel). Moi, au lieu d'attendre, je commence immédiatement à gueuler (retours du fameux cas où Marion a engueulé François il me semble). Elle me passe Victor. Il me dit qu'il n'est pas là car je ne lui avait pas dit, et qu'en plus je ne l'avais rappelé à personne. Enfin, il a pas de moyen de locomotion pour venir.
Autant dire que ni une ni deux je l'envois chier royalement. Je ne saurais dire comment exactement, je ne m'en rappelle plus. Mais je sais que c'était glorieux.
En gros, je lui dis que c'est un imbécile qui ne pense qu'à lui, qu'il ne faille pas s'étonner qu'on s'éloigne tous de lui (?) et qu'il ne fait aucun effort pour qu'on se revoit tous, étant donné qu'on organise rarement des trucs, et que maintenant c'est plus la peine de m'appeler. Il tente de dire quelque chose, mais je racroche et repars tout triste à la fête.

Vous remarquerez à quel point je suis gentil avec Marion et un vrai enculé avec Victor (dans ce rêve, cancrelats, pas dans la réalité, quoi que ... gniark gniark gniark ... je rigole). Finallement, je me réveille ce dimanche assez fatigué et avec l'envie d'aller me recoucher. A midi, je vais même aller manger chez mon oncle, incroyable, non?

Par Antoine - Publié dans : Rêves Nocturnes
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 03 2009 16:38

J'ai choisit de retranscrire ici le discours d'un professeur, Georg Buehler, prononcé au SKS, the Self Knowledge Symposium en octobre 1998.

Pourquoi ? Parce que je trouve qu'il exprime très clairement mes opinions des choses, à ce moment précis comme dans beaucoup d'autres occasions.

Je ne garantis pas de faire une traduction excellente et sans reproche du texte d'origine, ni d'arriver à en exprimer toutes les idées en français, aux vues de mon niveau en anglais. Mais je garantis néanmois que c'est un discours profond et réfléchi qui donne envie.

 

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" Ce fut un privilège... "

 

Quand je suis allé voir "Titanic" à Boston, mes attentes étaient faibles. J'avais entendu ce que beaucoup de critiques avaient dit: les dialogues étaient mauvais, c'était un film aux effets spéciaux habillé comme un costume de théâtre, c'était, selon les mots d'un critique, "le seul film que vous auriez juré avoir été écrit et réalisé par Karl Marx". Et oui, tout ceci était vrai.

Mais le film me surprit... Il me transporta d'une manière à laquelle je ne m'attendais pas, et avec des scènes très simples.

Il y a une scène, vers la fin du film, lorsque le bateau est sans aucun doute en train de couler et que toute la foule des passagers attend sur le pont dans une panique incrédule. Les musiciens, le quatuor à cordes qui jouait pour les passagers riches dans la salle à manger, sont appelés sur le pont et amenés à jouer, pour calmer les passagers (c'est un peu l'histoire que j'avais entendu avant, sûrement celle que tout le monde connait à propos de l'histoire du Titanic - ah, oui, je me rappelle qu'ils jouaient alors que le bateau sombrait). Et ils jouèrent calmement dans un effort mesuré, apaisant d'une manière que seules les cordes de musique classique peuvent apaiser.

Peut-être cela aurat-il pu marcher... Nous les avions déjà entendu jouer, dans de nombreuses scènes de banquet, toujours au second plan... Peut-être que tout n'était pas perdu. Au bout d'un moment, pourtant, le contraste est trop frappant: aucune quantité de musique ne peut changer le fait, tout le monde le sait, qu'ils vont mourir dans l'eau noire, froide. L'un des joueurs dit: "à quoi bon, personne ne nous écoute". Le meneur dit, avec claireté et honnêteté, "ils ne nous écoutaient pas non plus au dîner. Allons, jouons". Et ils commencent à jouer un autre morceau.

Le contraste est si cru - cette belle musique chantant les visages des hommes et des femmes terrifiés. Au bout d'un moment, une partie du bateau est déjà sous l'eau, les musiciens concluent un morceau et le meneur dit: "Bien, nous y sommes. Bonne chance". Aucun doute qu'il veut que ses amis puissent monter dans une chaloupe à temps, il devrait les y envoyer avant qu'il ne soit trop tard. Ils se serrent la main, et les musiciens partent, pour trouver une place dans les canots. Mais ils n'ont pas fait beaucoup de pas lorsque le meneur fait demi-tour avec son violon et commence à jouer. Il y a quelque chose dans cette musique qui les transperce; ils ne peuvent pas partir. Un à un, ils reviennent vers le meneur, et recommencent à jouer avec lui une nouvelle fois.

Les voilà, comme personne d'autre, affrontant la mort et la peur. Le plus beau bateau du monde est en train de couler sous eux, ils savent qu'ils sont proches d'une mort certaine... Et la seule chose qui paraît au moins marcher est de jouer... Pour montrer cette beauté dans leurs expressions une dernière fois.

Ils jouent une dernière fois, "Nearer, My God, To Thee". L'eau est maintenant sur le pont en train d'envahir leurs chevilles... Il n'y a aucun doute, cette fois, que c'est la fin de la musique. Et dans leur immobilité après la dernière note, le meneur dit, "Gentlemen, ce fut un privilège de jouer avec vous ce soir".

Cette scène me transporta comme aucune autre, parce que cette scène c'est la Vie... Toute la Vie, bien là. Nous coulons tous dans nos propre Titanics. Nos morts sont juste comme les leurs. Nous attendrons aussi confus et terrifiés lorsque nos vies (notre monde en entier) descendront dans la noirceur pour être perdues à jamais. Et pourtant, il y a un peu d'âmes qui en jouent, qui continuent de jouer malgré la mortalité, qui se donnent à cette beauté transcendante, même jusqu'à la fin.

Et ce n'est pas seulement la Vie en général que j'ai vu dans cette scène, mais ma vie. Voilà exactement comment je me sens dans mon travail avec le SKS. J'y mets tant de temps et d'énergie, et c'est si dur... Le monde entier est dans le chaos autour de nous, je me donne moi-même pour partager cet important message: qu'il y a quelque chose qui nous transcende, quelque chose de plus important que nos propres petites vies. La plupart du temps il semble que personne n'écoute. Et pourtant, tout ce que je peux faire est de jouer, jouer parce qu'il n'y a rien d'autre de mieux à faire. Et mes amis, mes vrais amis, entendent la même Voix dans cette musique que moi, quelque chose de plus gros qu'eux-mêmes, de plus beau et de plus important, et ils jouent avec moi. Il n'y a rien de plus important. Il n'y a pas de meilleur amour, que l'amour que j'ai pour ceux qui aiment la même musique que moi. Voilà pourquoi, à la fin, lorsque le monde entier sera sous l'eau et perdu dans la noirceur, lorsque tout ce qui est beau et vivant sera irémédiablement perdu, lorsque ma vie arrivera à sa fin, je regarderais mes amis au SKS alors que la dernière note suspendra sa course dans l'air, et je dirais, "Gentlement, ce fut un privilège de jouer avec vous ce soir".

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The Titanic
Georg Buehler
UNC Chair
http://www.selfknowledge.org/symposium/symoct98/symoct98.htm#p

Par Antoine - Publié dans : Autant en emporte la pensée
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Lundi 2 mars 2009 1 02 03 2009 12:47

Puisque tout le monde est tenté par l'art en ce moment - Laetitia avec ses peintures, Marion avec ses poèmes, Victor avec ses musiques - je me mets moi aussi aux formes artistiques, et sérieusement, quelles belles formes !

Si je retranscrit souvent, quoi qu'en ce moment il y a du laissez-aller, mes cours sur ce blog dans les pages annexes, je n'ai encore jamais eu l'occasion de publier un article entièrement dédié à l'art.

J'ai donc choisit aujourd'hui une sculpture. Plus particulièrement un plan précis sur une sculpture.
Voici son cartouche.

"Zéphyr et Psyché"
Henri Joseph
Vers 1813
Musée du Louvre

Nous avons donc deux belles paires de fesses. Une paire de fesses féminines (en premier plan), et une paire de fesses masculines (en arrière plan). Malgré cette différence notable de chromosomes, elles se ressemblent tout de même, et je dois avouer qu'elles ont de la galbe.
Ma voisine de table, qui s'appelle Véronique, m'a confié qu'elle aspirait à avoir les mêmes. Pour ma part, je n'en ai pas besoin, ma cousine Gwendoline, qui est experte en la matière, m'ayant dit que j'en possédait de bonnes bien musclées.

Ce petit cours sur la forme de ces deux paires de fesses arrive à sa fin. J'aurais espéré avoir à ne pas utiliser le terme "fesse" de tout l'article, mais je crois que cela aurait été mission impossible.
Par Antoine - Publié dans : Descriptions Exhaustives
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Lundi 2 mars 2009 1 02 03 2009 11:10
Pécresse panique, le mouvement doit s'intensifier !
La question du blocage est posée.

Les cafouillages du gouvernement au sujet des suppressions de postes et de la réforme du statut des enseignants-chercheurs, présentés comme un recul, ne répondent absolument pas aux exigences des étudiants et des personnels. Mais ces reculades prouvent que le gouvernement n'est pas si puissant et qu'il est possible de gagner ! C'est ce que nous montre aussi la mobilisation en Guadeloupe et en Martinique.

En nous mobilisant pour infliger une vraie défaite au gouvernement sur ces questions, en préparant l'unification des luttes, les étudiants se mobilisent pour toute la société. Ce n'est pas le moment de lâcher ! Dans ce contexte, la question de l'occupation de l'université avec piquets de grève (blocage), se pose.

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Inutile de préciser que ce texte ne vient pas de moi. Allé, à la méthode anglaise, je le présente.

Ce texte est un extrait d'un tract publié et diffusé par Le Comité de Mobilisation Lyon 2 Quais le 2 mars 2009. La demi-page est accompagnée d'un charmant petit dessin très moqueur. Notre chère ministre est écrasée par un gros mégalithe à la Planète des Singes. Autour, il y a du sang et des giclures, plus, bien évidemment, le dossier contenant le texte de loi.
Et là, je me rends compte que je me suis complètement planté sur le dessin. C'est en réalité un gros marteau où il y a marqué "réforme" qui écrase quelqu'un (les giclures de sang et le dossier sont toujours au sol).

Encore un joli tract diffusé par tous ces cons de syndicalistes à deux balles alors qu'ils devraient être en cours (tout comme moi à cette heure). Bla Bla Bla, on entend encore et toujours le même discours. De toute façon, à Lyon 2, dès que le gouvernement (je ne cautionne ni l'un ni l'autre) propose quelque chose, on s'y oppose et on fait grève.
Le plus drôle, c'est qu'ils veulent encore faire un super blocage.
Ruby a dit : "pourquoi n'épouseriez-vous pas un autre gay ? C'était marrant !"
Et moi je dis : "pourquoi ne feriez-vous pas un autre blocage, celui de l'année dernière était marrant"
Mes fesses, oui, qu'il était marrant. Et la file de CRS qui vérifiaient toutes les cartes d'étudiants à l'entrée de la fac, c'était marrant ? Et les conteneurs renversés dans les entrées annexes, c'était marrant ? Et les rues d'Hiroshima qui n'étaient rien comparées aux couloirs de la fac de Bron où s'entassaient les bureaux, les chaises, les sacs de couchage, c'était marrant ? Et les gens qui se sont éclatés à boire, à manger, à dormir et à niquer dans les salles d'anglais - je cite une étudiante lors d'un vernissage -, c'était marrant ? Ah oui, je rigole, ah ah ah.

Ces foutus étudiants de mes deux ne sont même pas foutus de faire un blocage correct. Ils se vantent se squatter l'université et d'empêcher les autres d'aller travailler au nom de la liberté, euh, de l'anti-sarko plutôt (mais en fin de compte, ça aurait été Ségo, le résultat aurait été le même).
Moi, je leur ai dit, que s'ils voulaient bloquer efficacement pour affirmer leurs idées, ils devaient employer les grands moyens: barbelés et planches, cordages et filets en travers des entrées (ou des issues, tout dépend de là où on se positionne), foutre des parpins et monter des murs en ciment, faire le nécessaire quoi.
Et après, on me répond que non, ils ont pas envie d'aller en garde à vue ou de finir en tôle. Garde à vue, ok, mais tôle, faut pas pousser le bouchon.

Alors ça se dit révolutionnaire et anarchiste, ça se dit contre les réformes, mais quand arrivent les camions bleux aux jolies sirènes stridentes, ça court dans tous les sens, se tenant les bras en brayant comme des mômes "on n'enlevera pas notre droit de contestation" plutôt que de foncer dans le tas. Parce que ça a peur de recevoir des coups de crosse, ce sont des fiottes nazes qui ont pour idôles les étudiants trimbrés de Mai 68, mais qui ont pas les couilles grosses comme des balles de billard pour revendiquer leurs idées. Satanés imbéciles, ils ont peur d'avoir des bleus. Et après ça se dit révolutionnare, laissez-moi rire, laissez-moi me pisser dessus, laissez-moi même me chier de rire ! Sacrés étudiants aux couilles bien rentrées.
Et ça va dévaliser les Liddle, avec des chariots remplis de champagne à deux sous et de gateaux d'apéro. Je sais, c'est une minorité, mais la majorité est tout aussi crétine puisqu'elle se contente de se tenir les bras. Hop, moi je prendrais un bon coup de sécateur et je cisaillerais toutes ces breloques pendantes aux allures de hippies qui s'expriment comme moi je m'exprimais en italien. Je laisse donc imaginer.

Alea Jacta Est.
Pas de réforme, pas de contestation.
Pas de contestation, pas de grève.
Pas de grève, pas de blocage.
Pas de blocage, pas de blocage.
Je suis donc contre cette réforme.

Par Antoine - Publié dans : Tonnerre de Zeus
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Dimanche 1 mars 2009 7 01 03 2009 16:01

Il y a beaucoup d'autres moi sur Internet. En vérité, je ne croyais pas une seule seconde être le seul Antoine Janin a arpenter ce monde. J'ai donc cherché si quelques personnes homonymes fréquentaient elles-aussi les mêmes endroits du web que moi.

Evidemment, mon premier coup d'oeil fut sur Facebook. Quel site à la mode peut mieux référencer les gens et les rendre accessible à tous que Facebook ? Aucun à ma connaissance.

Je me suis donc mis "ami" avec Antoine Janin, l'un de la poignée d'Antoine Janin qui sont inscrit, juste comme ça, histoire de dire que oui, j'avais quelqu'un qui porte les mêmes noms et prénoms que moi.
Ce qui est plus curieux, c'est que tous les Antoine Janin retrouvés ont approximativement le même âge que moi, à un ou deux ans près.

Tout ça pour dire que me voilà avec Antoine Janin comme ami.
Le temps passe et s'écoule, et je n'entends pas parler de lui pendant des semaines, tout comme il n'entend pas parler de moi. Et puis un jour, conversation avec Antoine Janin, de son initiative.
Je la reproduis avec le plus de souvenirs possibles.

AJ: Salut Antoine Janin.
AJ: Salut Antoine Janin.
AJ: Comment vas-tu mon homonyme ?
AJ: Bien bien, et toi ?
AJ: Bien bien.
AJ: Sauf que je sors juste d'une grosse beuverie.
AJ: Lol c'est cool. J'étais trop surpris quand j'ai vu que j'étais pas le seul.
AJ: Non, y'en a plein, j'suis allé voir sur la recherche des noms.
AJ: Ouai j'ai vu ça, j'y suis allé après.
AJ: Ok. 
AJ: La dernière fois j'avais rien à faire, et je suis allé voir ton profil. Et j'ai vu un message d'un Alexis Janin. Je suppose que c'est ton frère. J'ai trop viré, j'y croyais pas. C'est trop chelou !
AJ: Ouai, c'est mon frère. Ne me dis pas que tu as un Alexis comme frère !
AJ: Si !
AJ: Jure !
AJ: Juré ! C'est mon grand-fère !
AJ: Mdr ! Ils se sont passé le mot !
AJ: Au moins je sais que si un jour j'ai des problèmes avec la justice, je pourrais me faire passer pour toi et rien risquer.
AJ: Ca dépend, t'es né quand ?
AJ: 22 avril 1990.
AJ: Ah non, ça marchera pas alors.
AJ: Tant pis alors. Désolé, mais je vais devoir partir. J'espère qu'on se croisera jamais, sinon ça chamboulera toute ma vie. Salut.
AJ: Ouai, de toute façon moi aussi, et puis y'a King-Kong qui va commencer. Salut.

Conversation donc très intéressante... Je suis ravi qu'Antoine Janin ne veuille jamais me croiser au risque que je détruise sa vie d'adolescent qu'il a eu tant de mal à monter. Snif, je suis triste, moi qui me voyais déjà organiser un barbecue entre les Antoine Janin de Facebook, ça va pas être possible ! Quel dommage...

Et puis là, je viens de faire ami-ami avec un autre Antoine Janin. Peut-être que lui ne sera pas contre moi, mais à vrai dire je m'en tape littéralement.

Par Antoine - Publié dans : Autant en emporte la pensée
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Mercredi 25 février 2009 3 25 02 2009 22:01

Faire du fric, rentrer de l'argent, remplir le compte en banque.
Dépenser son argent, acheter des trucs inutiles, porter le dernier "à la mode".
Se lever à 4h30 du mat, remplir des bons de commandes, distribuer des colis.
Monayer le meuble en osier qu'on trouve joli dans cette boutique, rouler pour aller le chercher, revenir.
Bosser pour renflouer sa banque, déposer les petits chèques, courir à droite à gauche en intérim.
Penser que le McDo est mieux, envier les McDonaliens, et baver devant celle qui nettoie les tables en plastique.

Se laver, s'habiller, se brosser les dents.
Courir, conduire, se garer.
Lutter pour y arriver, lutter pour réussir, lutter contre des imbéciles.
Voir des grèves, des manifestations, des assemblées générales.

Manger, goûter, vomir.
Boire, s'ennivrer, danser.
Marcher, s'agenouiller, ramper.

Dormir, courir, pourir.

Demain, je me lève à 4h30 pour aller bosser à Kuehne&Nagel... Une nouvelle fois... Encore une fois... La facture SFR est passée auprès de ma mère. Rien, nada, pas une engueulade, juste un compliment ironique, un bravo de ceux qu'on entend de la sadique prof d'anglais qui nous a foutu un 7,5.
Je lui avais promis un remboursement. 150€... Déjà 60. Voilà pourquoi je dois travailler. Ce n'est pas un droit, c'est un devoir. Et c'est triste à en pleurer.
On devrait pouvoir vivre sans avoir à travailler. On devrait pouvoir aller à Géant, et revenir dans son appartement de Neuilly avec tout ce que l'on souhaite. On devrait aussi pouvoir retourner dans son logement de Villeurbanne avec les bras chargés de bouffe et d'électroménagers, et ce gratuitement. On devrait pouvoir vivre sans n'avoir à payer quoi que ce soit.
Les gens travailleraient pour produire des biens, mais ne seraient pas payés. Ils ne le seraient pas car la monnaie n'existerait plus. Chacun sera libre de prendre ce qu'il veut au magasin. Les "premiers prix" n'existeraient plus, et tout le monde aurait un écran LCD dans son F1, au même titre que les bourgeois de Saint-Tropez.

Je me lève à 4h30 pour aller bosser... Afin de m'acheter ce petit bar imitation années 30 qui m'intéresse chez un vendeur sur un site gratuit. 40€... Une demi-journée. Investissement intelligent aux vues de la qualité de l'objet. Du plus bel effet dans mon peut-être futur chez moi. Logement étudiant qui sera dénudé et tristement vide de tout objet insignifiant, je dormirais sur mon pauvre matelas posé à même le sol, et mon cadre 1x1,5m contenant une photographie numérotée du Queen Mary 2 tronera au-dessus de moi. Quel triste et envoutant spectacle que l'opposition entre une vie simple à la manière de Brigitte Bardot, le "fardeau" de bien des gens ("bardot", "fardeau", "barjot" aussi, humour humour ;) et une représentation exemplaire de ce que l'économie d'aujourd'hui nous apporte le mieux, l'objet comme idéal de vie: une oeuvre unique, symbole d'un transatlantique accessible qu'à une élite, qui permet à son détenteur de montrer ô combien il a du "goût", ô combien un simple cadre avec photo peut rendre heureux le plus abruti de tous les imbéciles.

Et dans tout cet amas de choses inutiles et belles, où règnent les valeurs et les notions sacro-saintes du capitalisme de notre pauvre société pervertie, un mortel crétin sera affalé sur un matelas miteux dont les draps ne seront jamais fais, à manger son plat de pâtes réchauffées au micro-onde, comme le plus commun des étudiants.
Mais il vaut mieux être dans cet état plutôt que dans l'état semi-comateux de bien des gens, vivant dans leur semblant d'appartement, à marmonner les mêmes stupidités jour après jour, enchevêtrés dans leurs poussières et leurs moisissures, qui les rongent jusqu'à l'os en attendant qu'ils meurent de désespoir, d'ennui et de solitude.

Et moi, demain, je vais travailler à 6h... Et tout ça pour pouvoir rembourser des notes de téléphone exorbitantes à une compagnie qui n'a que faire de la situation catatrophique d'un monde en colère.

Petite boîte à musique, m'entends-tu ? Demain, c'est l'heure d'aller au boulot, et de ramasser les piècettes que voudront bien te donner des grandes entreprises internationnales scandinaves.

Demain, je dois travailler.

Par Antoine - Publié dans : Autant en emporte la pensée
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Lundi 23 février 2009 1 23 02 2009 18:29
Je viens de faire ma deuxième expérience sur mon cerveau (ou ma cervelle, pour dire qu'on parle aussi de cervelle chez les hommes, contrairement à certaines rumeurs qui disent que la cervelle, c'est pour les femmes, et le cerveau pour les hommes).

La première, lundi dernier, consistait à me "planter" une centaine d'électrodes en plastique sur mon cuir chevelu, ce qui me faisait une tête de con (et attention à ceux qui vont dire que ça ne change pas de d'habitude). Elles avaient préalablement été trempées dans un mélange d'eau, de savon et d'un truc gluant favorisant les transmissions cérébrales. Je devais répondre à des suites logiques sur un ordinateur, enfermé dans une sorte de boîte en métal aux parois de 5 centimètres d'épaisseur (moi, pas l'ordi; enfin si, mais avec moi). Je ne devais ni bouger ni cligner des yeux, sans quoi tout était faussé.

Le procédé était le suivant (entendez "B ne peut exister sans A" pour les affirmations) :

Affirmation: S'il y a A, il y a B
Proposition 1: Il y a A
Proposition 2: Il y a B
Conclusion: La réponse est juste

OU

Affirmation: S'il y a Z, il y a M
Proposition 1: Il y a Z
Proposition 2: Il y a K
Conclusion: La réponse est fausse

OU

Affirmation: S'il y a V, il y a E
Proposition 1: Il y a J
Proposition 2: Il y a R
Conclusion: La réponse est indéterminée

Le but de la manoeuvre était de trouver des personnes disposant d'une capacité à déceler l'ironie, des personnes pragmatiques, produisant des ondes cérébrales spécifiques et intéressantes pour cette étude. Je suis apparement un pragmatique selon leur étude. Mais comment décèlent-ils cela ?

Affirmation: S'il y a A, il y a B
Proposition 1: Il y a B
Proposition 2: Il y a A
Conclusion: La réponse est juste

Ceux qui disent que la réponse est fausse ne sont pas des pragmatiques. Ne me demandez pas le pourquoi du comment de cette analyse, tout ceci se passe dans nos ondes cérébrales. Autrement dit, je suis incapable d'expliquer quoi que ce soit.

Et cet après-midi, j'ai fais trois autres expériences sur les sciences cognitives. Elles étaients bien sûr chiantes, mais je pouvais bouger à mon aise vu que je n'avais rien sur le crâne.

On m'installe devant un ordinateur et je dois porter un casque audio. On me fait défiler des séquences de timbres musicaux de différents instruments de musique pendant 12 minutes (bien évidemment, ce n'est pas de la jolie musique que j'entends, mais un ensemble incohérent et moche de sons). Je dois ensuite répondre à des propositions fort "simples". On me donne deux extraits audio. Un seul des deux a été entendu pendant mon écoute, et ils ne durent que deux secondes chacuns... Deux secondes à retenir sur 12 minutes. Assez dur. Bref, j'en ai eu un bon paquet à reconnaître. En fait, trois séquences avaient été mélangées pendant mon écoute, et je devais les différencier. Cette expériences servait à comprendre les mécanismes d'apprentissages des nourrissons pour la langue qu'ils ne connaissent pas (je ne connaissais pas la langue "des timbres" qu'ils me proposaient, donc j'étais dans le même contexte qu'un bébé).
Ensuite, on me pose devant un autre ordinateur. Des séquences logiques de cinq chiffres défilent. Par exemple: 18-20-22-24; je dois dire si la dernière proposition est juste ou fausse (26 juste, 28 faux). Ca va de 2 en 2, ou de 4 en 4, croissant ou décroissant, et c'est nul et simple. Mais j'ai fait trois fautes d'innatention sur la centaine de questions. Si seulement le test proposait des suites un peu plus dures, de 8 en 8, ou même en changeant le mode de calcul, comme des multiplications au lieu de simples additions ou soustractions.
Comme dernier exercice, j'ai du répondre à une dizaine de questions sur ma personnalité. On me demandait sur des échelles de 0 à 10 si j'aimais chanter, si je chantais juste, si je jouais d'un instrument, etc. On m'a aussi fait écouter des séries de quatre notes musicales identiques, du genre quatre do d'affilée. Et puis de temps en temps, la quatrième note changeait "en hauteur", et je devais savoir quand. Une seconde analyse cherchait à savoir si je savais reconnaître les temps de pauses, même minimes, entre les notes. Bref, cet exercice était donné par un institut national pour une étude sur tout le territoire. C'est pas beau de savoir qu'on va être l'une des 997 personnes en France qui auront réalisé l'étude ? Tout en bas du tableau de statistiques, on pourra lire "étude réalisée sur un échantillon représentatif de la population française de 997 individus", alléchant. C'est cool, surtout que je déplore encore plus chaque jour que nous ne soyons que des statistiques, et que notre nom n'apparaissent nul part.

"Qui êtes-vous?"
"Moi? Et bien je suis le numéro 0125586 de la sécurité sociale. Ou alors vous voulez un autre numéro? Je suis l'étudiant 2073010, ou encore le titulaire du compte B52 numéro 23593 du dossier 852"
"Ah, oui, je vois, une seconde, le temps de chercher sur nos fichiers... Mr Janin... Ah mais vous avez oublié de mentionner que vous déteniez le permis de voiture numéro 8456 de votre comté"
"Oh que je suis bête! Satané numéro!"

Mais je pardonne à cette société ces tristes statistiques à partir du moment où je suis payé. Bon d'achat de 15€ pour la première expérience qui a duré une heure, et 15€ par virement pour la deuxième (payé 10€ de l'heure, je suis resté 1h30).
Je conseille donc à tout le monde de faire des tests comme ceux-là car il n'y a aucun risque pour notre santé (c'est pas moi qui le dit, ce sont les "scientifiques" -  que j'adore). Je tenterais bien les expériences médicales où ils te font tester des médicaments pour voir ce que ça fait, mais ça reste relativement dangereux: rien n'est plus précieux que la santé (enfin si, mais on va pas délayer).

Par Antoine - Publié dans : Descriptions Exhaustives
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Vendredi 20 février 2009 5 20 02 2009 14:12

Ce rêve concerne surtout Marion et Pauline.

Nous étions attablés avec Marion dans une vaste salle, qui ressemblait à une sorte de réfectoire, avec d'autres personnes. Nous mangions. Arrive à la table en courant notre chère professeur d'anglais, Gisèle Raginel, une boîte rouge à la main.

" Qui se porte volontaire pour transporter cet organe en vue d'une greffe ?"

Marion lève aussitôt la main. Gisèle commence à lui tendre la boîte, qui n'est autre qu'une boîte conçue pour le transport d'organes bien sûr. Mais je lève à mon tour la main et me porte volontaire. Aussitôt, Gisèle me confie le précieux organe.

" Désolé, c'est toujours le masculin qui l'emporte sur le féminin "

Et je fais une grimace à Marion en me moquant de son manque de chance.
J'ai probablement oublié un passage, car je me retrouve à courir dans des escaliers, suivi de deux autres personnes dont Pauline (Marion est peut-être l'autre personne). Ellle me suit de près et porte un très gros escabeau noir. On arrive essouflés tout en haut, mais Pauline me dit de stopper. Je dois prendre l'escabeau et le ranger.
Je débarque donc dans une immense salle aux baies vitrées. C'est une sorte de restaurant. Je pose l'escabeau et on se met à la recherche des chirurgiens pour leur remettre l'organe qui est en fait un rein (je le sais, mais je ne sais plus pourquoi).
Nous faisons les tables une à une, questionnant les gens, jusqu'au moment où une femme m'indique où sont les chirurgiens. J'arrive en courant. Ils sont affalés sur une canapé à boire un verre sur une table basse. Je donne la boîte à une femme.

" C'est trop tard "

Elle me dit que j'ai mis trop de temps, que l'organe doit être transplanté rapidement, et que là c'est trop tard. J'insiste, et l'homme à ses côtés ouvre la boîte, prend l'organe qui est enveloppé dans une sorte de papier sulfurisé, et l'examine comme un vulgaire gigot. Il le palpe, appuie dessus, regarde à l'intérieur (en fait, il ressemble plus à un foie). Il conclut aussi que c'est trop tard.

" C'est pas grave, le patient peut survivre "

Et c'est à ce moment là que je remarque qu'il ne s'agit pas d'un simple restaurant. Un emplacement en plein milieu de la salle est dédié à l'opération, et un gars est étendu sur la table. C'est un colloque ou un truc du genre, pour que les gens assistent en direct à la greffe de rein pendant qu'ils prennent leur repas (vive l'hygiène). Un nouveau loisir ?
Je vois le gars se relever, venir vers moi en disant qu'il peut bien attendre le prochain rein, qu'il s'en passera pour le moment. Il me fait rire avec son pyjama d'opération blanc avec des petits points bleu clair.
Nous nous en allons alors tous sans problème et reprenons la direction de l'escalier.

Par Eowann - Publié dans : Rêves Nocturnes
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Plagiat intelligent

Comme tant d'autres, j'étais devenu l'esclave du cocooning Ikea... Je feuilletais les magazines en me demandant quel genre de vaisselle me définissait en tant que personne.

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