Nuit du 15 au 16 octobre 2008

Publié le par Eowann

La Montagne aux Peurs


Peu d'entre nous peuvent se vanter de faire des rêves paranormaux pour le moins étranges, sauf peut-être une certaine Noiram Ollebig.
Connaissez-vous le Mont Bugarach? C'est une élévation rocheuse située dans l'Aude. Depuis de nombreux siècles, elle suscite la fascination de beaucoup de gens. Les témoignages les plus osés vont jusqu'à dire qu'apparaissent des OVNIS sur ses contreforts. Les plus septiques sont déjà étonnés de voir que cette petite montagne possède l'étrange faculté d'être "retournée": les couches stratigraphiques les plus anciennes se retrouvent au sommet.
Les avions sont interdits de survol, pour cause de dérèglement magnétique. Rien de très impressionnant quand on sait qu'existent sur Terre une multitude de pôles magnétiques. Notre ancien président François Mitterand a été vu de nombreuses fois descendant d'hélicoptère sur ce mont. Beaucoup de recherches furent entreprises pour percer l'origine de ses mystères, avec plus ou moins de succès. Je ne vais pas faire une thèse sur le Mont Bugarach, vous pouvez trouver beaucoup de renseignements sur le site de Merlin que j'ai mis en lien.
Quoi qu'il en soit, on ne peut nier qu'il y ait quelque chose d'étrange là-bas, que ce soit purement rationnel ou au contraire complètement paranormal.

Je vous parle de tout ceci tout simplement parce que j'en ai rêvé. C'est un rêve qui mérite d'être retranscrit sur ce blog, tellement il était intense.
Voici ce rêve:

Je me trouvais en visite dans une région qui m'est alors inconnue. Je ne sais en fait pas où je suis. Il y a mon père, deux autres personnes dont je ne me rappelle plus, et enfin un troisième personnage très important pour la suite.
Nous nous promenons dans les bois, puis débouchons sur un espace plus dégagé et plus rocailleux. Seuls quelques arbres peu élévés poussent par-ci par-là. Nous arrivons à une sorte de grotte. En l'examinant de plus près, on peut se rendre compte qu'il s'agit plutôt d'un tunnel courbé creusé par l'Homme, du moins, pas par la nature. Je suis d'ailleurs repris par une des personnes qui me précise bien que ce n'est pas une grotte, contrairement à ce que je pensais. Elle est entièrement tapissée d'une couche d'une pierre noire mais qui s'effrite, comme du charbon. Mon père entre.
Je décide de le suivre. On avance de deux à trois mètres, et le tunnel se courbe vers la gauche. On continue, et il y a une nouvelle courbure vers la droite. Mon père ne me suit pas jusque là. Soudain, je m'arrête, sans dépasser la courbe. Il fait déjà très noir, et le tunnel s'enfonce encore plus dans les ténèbres. Je suis alors pris d'une forte panique, je suis terrifié, et m'écroule au sol. Je me cache la tête avec mes bras en criant, comme si j'avais un mal de tête insuportable. Je me relève enfin et m'enfuie à l'extérieur. Tout le monde me suit, sauf la troisième personne dont j'ai parlé plus haut.
On parvient au sommet de cette grande butte sur laquelle nous nous baladions. Je sents alors mon sang se glacer. Au loin, à peut-être deux kilomètres, je vois surgir le Mont Bugarach. Je comprends alors où nous sommes, et tente de retrouver la ville la plus proche, sans y parvenir. Personne ne se rappelle du nom (il s'agit en réalité de Rennes-le-Château, en outre réputée pour ses horribles légendes).
Nous continuons à courir pour rejoindre la voiture au plus tôt. En dévalant la colline, on débouche sur un grand terrain herbassé. Droit devant nous, il y a la plaine puis la montagne. A droite, il me semble qu'il s'agit d'une forêt, et à gauche, un grand bâtiment en ruine.
Nous voyons alors déboucher de nul part cette troisième personne qui avait disparue. L'homme court en se tenant la tête, un peu comme ceux qui foncent dans les murs, dans les films. D'un coup, sans crier gare, il tombe au sol. On accourt vers lui, il est mort. Sans doute par peur de tout ce qui nous arrive, on continue notre course effrénée pour enfin arriver au parking. Mon père se jette à l'arrière et change de chemise le plus rapidement possible pour conduire car il a transpiré (ça doit être le passage nunuche du rêve car dans une situation comme celle-ci, on ne s'en préoccupe pas). Je me jette aussi à l'arrière. Les autres personnes montent, et nous partons.
Je me rappelle être en train de nous éloigner du Mont Bugarach. Je recherche toujours le nom de cette ville. La voiture roule sur une route à côté d'un ravin (de l'autre un bois), et je vois le reflet de la montagne sur la vitre. Ce qui me reste en mémoire, c'est cette montagne si froide.

Voilà mon rêve de cette nuit. Joyeux, non? Je sais pas ce que ça signifie, mais je n'aime pas ça.

Publié dans Rêves Nocturnes

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