La Famille

Publié le par Eowann

Je vais tout d'abord commencer par reposter ici l'article que l'on peut retrouver sur le blog de Laetitia.

"Samedi soir au fond de mon lit, ordinateur sur la couette, bref le bonheur. 00h30 en pleine leçon de serbocroate mon telephone sonne: "C'est moi, j'suis au 20 ans de Jeremie, il faut que tu vienne, j'ai beoin d'un ordinateur portable pour faire marcher mon diaporama, j'viens te chercher dans 1/4d'heure".
Hmm, j'suis bien au fond de mon lit, pas trop envie de bouger.
20 min plus tard je me retrouve dans le voiture Janin. On arrive dans une salle perdu au fin fond de la campagne (Serpaize, ca c'est moi qui le rajoute). Et là je découvre ce que Janine m'a depuis toujours parlé avec passion, sa raison de vivre, son exemple: sa famille, chasseurs de générations en générations, communaysarde depuis perpette. Oui, ils sont tous là. Ses cousines adorées, ses tantes chéries, et même la Ginette ou Gigi pour les intimes, qui si elle n'était pas sa grand-mère serait la muse de son coeur.
Sur des airs de YMCA, tous le monde se prend dans les bras, Janine embrasse ses cousines, leur lance des déclarations enflammées. Et moi assise sur ma chaise, je me met à penser que le Père Noël existe, que tout le monde est beau et gentil, que l'on vit dans un monde de bonheur, de joie et d'amour.
Je suis arrivée sur une autre planète.
Je suis dans le monde des bisounours."

Que dire de plus? Laetitia a parfaitement trouvé ce dont je parle depuis des années: une agréable famille, tiraillée entre l'amour que les uns vouent aux autres, et les perpétuels conflits qui gèrent toute bonne famille qui se respecte: questions d'héritages, opinions politiques et religieuses, préférences pour telles ou telles personnes.

Je vais passer pour très niais à la suite de ces mots. Et je vais d'ailleurs profiter du fait qu'il me reste encore quelques gouttes d'alcool dans le sang pour m'exprimer sans gêne.
Comme je l'ai dit tout à l'heure à Laetitia, je me sens étrangement empli d'amour aujourd'hui. Rien ne m'a fait plus plaisir que de voir que Jérémy a apprécié la vidéo que je lui ai faite. Ses remerciements incessants m'ont bien prouvé une chose: j'adore ces marques d'affection. Et lorsqu'il me disait que Pierre-Mikaël et moi étions les deux frères qu'il n'avait jamais eu, et bien je peux vous dire que ça vous fait chaud au coeur.
Je vois déjà Marion et Laetitia me sortir leurs phrases toutes faites. Mais à vrai dire, qu'elles pensent ce qu'elles veulent. Comme l'a dit Marion la dernière fois qu'on s'est tous vus chez moi, je ne sais plus pourquoi d'ailleurs, ce n'est pas parce qu'on ne montre rien qu'on aime pas les gens ou qu'on ne les apprécie pas. Je suis d'accord, mais il arrive un point où se sentir remercié est nécessaire.
Je ne fais aucun jugement, je marque juste ce dont je pense depuis longtemps en fait. J'en ai maintes fois parlé avec Laetitia. Ce que je lui ai encore dit, c'est qu'aux vues de ce qu'on est tous dans la famille, je me comprends exactement lorsque je dis que rien au monde ne compte plus que ma famille justement.
Certains murmurent autour de moi, je pense entre autres à Hervé ou Pierre-Mikaël, que des individus qu'on peut nommer "pièces rapportées" (les maris, les copains, etc), enfin pas tous, sont des cons. Je ne suis pas de cet avis. Et même s'il peut arriver que je ne sois pas très bavard ou intime avec l'un d'eux, il n'empêche que je les ai en grande estime.

Tiens, mon lecteur audio passe en ce moment le thème de Jurassic Park. Merveilleux, ça me fait rêver, et m'enfonce encore un petit peu plus dans ma journée de déboussolement, comme à chaque fois après avoir fait la fête.

Certains d'entre vous, je veux dire de mes amis, vont grogner. Mais j'ai pris une décision irrévocable. Non, ce n'est pas la fin du monde, je ne vais pas me suicider, me raser le crâne ou me travestir (bien qu'on est déjà des photos de moi habillé en femme). Arrive un temps où il faut choisir.

Eleanore Roosevelt a un jour dit ceci: "Avant de pouvoir se lier d'amitié avec quelqu'un d'autre, il faut être ami avec soi-même". Je rajouterais qu'avant de chercher à approfondir encore plus ses relations amicales avec les autres, il faut tout d'abord chercher à maintenir ses relations familiales.
Voilà pourquoi, aujourd'hui, le 9 novembre 2008 à 21h49, je déclare sollenelement que je ne fêterais pas Nouvel An avec mes amis cette année, mais que j'irais les fêter avec mon cousin Jérémy. J'en vois déjà qui s'esclaffent ou disent que c'est du n'importe quoi. Mais ne voyez pas cela comme une traitrise ou un rejet, loin de là. Je veux juste essayer autre chose cette année.

Publié dans Intimité Publique

Commenter cet article

unknown 14/11/2008 20:46

tout ces beaux sentiments m'écoeurent

Eowann 17/11/2008 14:29


et tu es?
et pourquoi?