Je t'aime, et toi ?

Publié le par Eowann

Bonjour les orphelins de la Saint Valentin.
Encore une belle journée au Paradis Terrestre.

Un bouquet de violettes à la main, le prince charmant se tourne vers sa dulcinée, appuyée sur son balcon de fer forgé. Une brise chaude éparpille ses odeurs parfumées des champs de blés justes coupés.
Quelques plumes traversent la belle terrasse de pierre, perdues par certaines colombes aux allures gracieuses. Le soleil se couchera tard, mais pointe déjà ses rayons bien au delà des collines éloignées.

Une danse improvisée pour la plus agréable journée de l'année. Et le Bolero se met en marche, sur des tons de musique symphonique. Un homme traverse l'allée, accompagné de son airedale terrier. Silence dans la ruelle. Les oiseaux se taisent, et reprennent en coeur leurs mélodies d'été.

Un violon, sorti de nul part, se met à jouer, comme pour accompagner la déclaration enflammée du prince charmant. La demoiselle sourit. Elle dénoue ses cheveux et laisse onduler une chevelure dorée illuminée par la lumière du jour. La lanterne bleue vascille et laisse échapper un grincement de ses chaînes. Les cheveux portés par le vent volent dans l'air et encadrent de toute beauté le visage de la princesse aux yeux de corail.

Une cigogne traverse le ciel. Elle croise une poignée de moineaux. Et le chat se lèche les babines en regardant la pâtée au saumon que lui prépare sa maîtresse.

Une goutte d'eau tombe d'un arbre et retentit au sol, comme amplifiée par la crépuscule naissant. Les ifs apportent leur bonheur et le quatuor de la salle du déjeuner se remet à jouer.

Le bouquet est tendu et le monologue est lancé. Nulle gondole n'est présente pour accentuer le tout, mais la demoiselle est toute heureuse. Les tapotements saccadés de l'écriture de la vie accompagnent la musique.

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