Goûter aux plaisirs de la vie, c'est goûter à tous les plaisirs...
Ce rêve concerne surtout Marion et Pauline.
Nous étions attablés avec Marion dans une vaste salle, qui ressemblait à une sorte de réfectoire, avec d'autres personnes. Nous mangions. Arrive à la table en courant notre chère professeur
d'anglais, Gisèle Raginel, une boîte rouge à la main.
" Qui se porte volontaire pour transporter cet organe en vue d'une greffe ?"
Marion lève aussitôt la main. Gisèle commence à lui tendre la boîte, qui n'est autre qu'une boîte conçue pour le transport d'organes bien sûr. Mais je lève à mon tour la main et me porte
volontaire. Aussitôt, Gisèle me confie le précieux organe.
" Désolé, c'est toujours le masculin qui l'emporte sur le féminin "
Et je fais une grimace à Marion en me moquant de son manque de chance.
J'ai probablement oublié un passage, car je me retrouve à courir dans des escaliers, suivi de deux autres personnes dont Pauline (Marion est peut-être l'autre personne). Ellle me suit de près et
porte un très gros escabeau noir. On arrive essouflés tout en haut, mais Pauline me dit de stopper. Je dois prendre l'escabeau et le ranger.
Je débarque donc dans une immense salle aux baies vitrées. C'est une sorte de restaurant. Je pose l'escabeau et on se met à la recherche des chirurgiens pour leur remettre l'organe qui est en
fait un rein (je le sais, mais je ne sais plus pourquoi).
Nous faisons les tables une à une, questionnant les gens, jusqu'au moment où une femme m'indique où sont les chirurgiens. J'arrive en courant. Ils sont affalés sur une canapé à boire un verre sur
une table basse. Je donne la boîte à une femme.
" C'est trop tard "
Elle me dit que j'ai mis trop de temps, que l'organe doit être transplanté rapidement, et que là c'est trop tard. J'insiste, et l'homme à ses côtés ouvre la boîte, prend l'organe qui est
enveloppé dans une sorte de papier sulfurisé, et l'examine comme un vulgaire gigot. Il le palpe, appuie dessus, regarde à l'intérieur (en fait, il ressemble plus à un foie). Il conclut aussi que
c'est trop tard.
" C'est pas grave, le patient peut survivre "
Et c'est à ce moment là que je remarque qu'il ne s'agit pas d'un simple restaurant. Un emplacement en plein milieu de la salle est dédié à l'opération, et un gars est étendu sur la table. C'est
un colloque ou un truc du genre, pour que les gens assistent en direct à la greffe de rein pendant qu'ils prennent leur repas (vive l'hygiène). Un nouveau loisir ?
Je vois le gars se relever, venir vers moi en disant qu'il peut bien attendre le prochain rein, qu'il s'en passera pour le moment. Il me fait rire avec son pyjama d'opération blanc avec des
petits points bleu clair.
Nous nous en allons alors tous sans problème et reprenons la direction de l'escalier.