Pécresse Panique

Publié le par Antoine

Pécresse panique, le mouvement doit s'intensifier !
La question du blocage est posée.

Les cafouillages du gouvernement au sujet des suppressions de postes et de la réforme du statut des enseignants-chercheurs, présentés comme un recul, ne répondent absolument pas aux exigences des étudiants et des personnels. Mais ces reculades prouvent que le gouvernement n'est pas si puissant et qu'il est possible de gagner ! C'est ce que nous montre aussi la mobilisation en Guadeloupe et en Martinique.

En nous mobilisant pour infliger une vraie défaite au gouvernement sur ces questions, en préparant l'unification des luttes, les étudiants se mobilisent pour toute la société. Ce n'est pas le moment de lâcher ! Dans ce contexte, la question de l'occupation de l'université avec piquets de grève (blocage), se pose.

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Inutile de préciser que ce texte ne vient pas de moi. Allé, à la méthode anglaise, je le présente.

Ce texte est un extrait d'un tract publié et diffusé par Le Comité de Mobilisation Lyon 2 Quais le 2 mars 2009. La demi-page est accompagnée d'un charmant petit dessin très moqueur. Notre chère ministre est écrasée par un gros mégalithe à la Planète des Singes. Autour, il y a du sang et des giclures, plus, bien évidemment, le dossier contenant le texte de loi.
Et là, je me rends compte que je me suis complètement planté sur le dessin. C'est en réalité un gros marteau où il y a marqué "réforme" qui écrase quelqu'un (les giclures de sang et le dossier sont toujours au sol).

Encore un joli tract diffusé par tous ces cons de syndicalistes à deux balles alors qu'ils devraient être en cours (tout comme moi à cette heure). Bla Bla Bla, on entend encore et toujours le même discours. De toute façon, à Lyon 2, dès que le gouvernement (je ne cautionne ni l'un ni l'autre) propose quelque chose, on s'y oppose et on fait grève.
Le plus drôle, c'est qu'ils veulent encore faire un super blocage.
Ruby a dit : "pourquoi n'épouseriez-vous pas un autre gay ? C'était marrant !"
Et moi je dis : "pourquoi ne feriez-vous pas un autre blocage, celui de l'année dernière était marrant"
Mes fesses, oui, qu'il était marrant. Et la file de CRS qui vérifiaient toutes les cartes d'étudiants à l'entrée de la fac, c'était marrant ? Et les conteneurs renversés dans les entrées annexes, c'était marrant ? Et les rues d'Hiroshima qui n'étaient rien comparées aux couloirs de la fac de Bron où s'entassaient les bureaux, les chaises, les sacs de couchage, c'était marrant ? Et les gens qui se sont éclatés à boire, à manger, à dormir et à niquer dans les salles d'anglais - je cite une étudiante lors d'un vernissage -, c'était marrant ? Ah oui, je rigole, ah ah ah.

Ces foutus étudiants de mes deux ne sont même pas foutus de faire un blocage correct. Ils se vantent se squatter l'université et d'empêcher les autres d'aller travailler au nom de la liberté, euh, de l'anti-sarko plutôt (mais en fin de compte, ça aurait été Ségo, le résultat aurait été le même).
Moi, je leur ai dit, que s'ils voulaient bloquer efficacement pour affirmer leurs idées, ils devaient employer les grands moyens: barbelés et planches, cordages et filets en travers des entrées (ou des issues, tout dépend de là où on se positionne), foutre des parpins et monter des murs en ciment, faire le nécessaire quoi.
Et après, on me répond que non, ils ont pas envie d'aller en garde à vue ou de finir en tôle. Garde à vue, ok, mais tôle, faut pas pousser le bouchon.

Alors ça se dit révolutionnaire et anarchiste, ça se dit contre les réformes, mais quand arrivent les camions bleux aux jolies sirènes stridentes, ça court dans tous les sens, se tenant les bras en brayant comme des mômes "on n'enlevera pas notre droit de contestation" plutôt que de foncer dans le tas. Parce que ça a peur de recevoir des coups de crosse, ce sont des fiottes nazes qui ont pour idôles les étudiants trimbrés de Mai 68, mais qui ont pas les couilles grosses comme des balles de billard pour revendiquer leurs idées. Satanés imbéciles, ils ont peur d'avoir des bleus. Et après ça se dit révolutionnare, laissez-moi rire, laissez-moi me pisser dessus, laissez-moi même me chier de rire ! Sacrés étudiants aux couilles bien rentrées.
Et ça va dévaliser les Liddle, avec des chariots remplis de champagne à deux sous et de gateaux d'apéro. Je sais, c'est une minorité, mais la majorité est tout aussi crétine puisqu'elle se contente de se tenir les bras. Hop, moi je prendrais un bon coup de sécateur et je cisaillerais toutes ces breloques pendantes aux allures de hippies qui s'expriment comme moi je m'exprimais en italien. Je laisse donc imaginer.

Alea Jacta Est.
Pas de réforme, pas de contestation.
Pas de contestation, pas de grève.
Pas de grève, pas de blocage.
Pas de blocage, pas de blocage.
Je suis donc contre cette réforme.

Publié dans Tonnerre de Zeus

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