Intimité Publique

Mardi 11 novembre 2008
Figurez-vous qu'en parcourant Internet, je me suis rendu compte que je n'était pas le seul à redouter le passage fatidique de la vingtaine. Je me suis donc autorisé à rapporter ici quelques commentaires très intéressant, et qui vont exactement dans le sens de ce que j'ai toujours dit à propos de cette nouvelle décennie: elle foire un max ...

Kane: "Un changement insidieux se produit avec le passage de 19 a 20 ans. Dans l'inconsciente joie du moment , on ne se rend pas compte de l'ignominie sous jacente a cet évènement ô combien hélas fatidique , mais très vite , on se rend compte que 20 ans, ce n'est pas «l'indépendance» (sic), «la liberté» (resic) et «la vie qui s'offre a vous» (personnellement, j'enverrais se coucher sans dessert le morveux qui m'assénerait de telles idioties juvéniles).  [...] Je pense avoir ainsi désigné ce que je nomme la crise de la vingtaine. Alors que les années s'accélèrent a une vitesse au delà de démentiellement paniquante, je vois autour de moi des amis faire des projets dont j'espérais bien qu'il ne serait nullement question avant disons 20 ans, je vois le nombre de filles délurées chuter aussi rapidement que ne monte celui de filles sérieuses (un lien de cause a effet? Je n'ose le croire), et je sais aujourd'hui que contrairement a il y a encore 2 ans , je n'ai plus un droit a l'erreur dont j'ai hélas et il est vrai plus que méchamment abusé".

Bremby: "Mes vingts ans approchent! Quand on en a 16, un gars de 20 ans ça en impose. Mes 16 ans, je m'en souviens, et il me semble que c'est pas si vieux, et pourtant déjà quatre ans. Et par rapport à ça, on voit les anciens qui disent "20 ans, le plus bel age ect ..." J'ai tellement bien fait ma jeunesse que je vois mal comment le futur pourrait être mieux. Entre 16 et 19 ans quel pied la vie! Avez-vous ressentis cette crise vous aussi à l'approche de vos 20 ans ? C'est comment après ?".
Réponse de Renault: "Tu prends un sérieux coup de vieux". Chechu rajoute: "Après, c'est fini. Tu t'approches de la fin".

Bremby: "C'est ma premiere année d'étudiant et c'est vrai que ça fait drôle de voir touts ses potes soit partir ailleurs soit aller travailler ... Finies les semaines de vacances ou on partait en excursion dans les bois en camping sauvage. Finies les gaindailles d'une semaine. Fini plein de choses".

Téquitoi: "Je pense qu'à 20 ans, on passe un cap important. C'est a cet âge là qu'on commence vraiment à construire notre vie adulte. Avant on ne fait que les fondations, on coule la chape de béton, on positionne les tuyaux d'évacuation des eaux, les différents raccords électriques, etc... Mais à vingt ans, c'est là qu'on monte les murs! La crise de la vingtaine est, pour moi, une période de doute! Je me demande si tel mur doit être un mur porteur ou une simple cloison, dois-je trouer ce mur pour faire une fenêtre vu que de toute façon il va tenir ou est-ce que je dois ne pas le toucher car il est déjà assez fragile ? Le doute, le moment de faire des choix importants, la période pivot, la charnière principale de la vie".

Et bien ça promet ... Vive les 20 ans. Horrible épidemie cette crise visiblement ... Je jure que si je fête bien mes 20 années de règne sur cette pauvre Terre l'année prochaine, il n'y aura que 19 bougies sur ce put**** de framboisier que me préparera mon cousin!
Je n'ai même plus le goût de faire quoi que ce soit aujourd'hui. Si la moitié de ceux qui arrivent sur leurs 20 ans dépriment, c'est alarmant! Je ne peux que les suivre. Mais pourquoi diantre ça m'arrive si tôt alors qu'il me reste encore jusqu'au 27 mai 2009 (Mon Dieu, déjà 2009), pour les atteindre?

Quand je pense que Béatrice n'attend que de les avoir! Elle doit être folle! On va fêter notre anniversaire ensemble, et ça risque d'être rocambolesque, entre elle qui sera toute heureuse, et moi qui sombrerai dans les verres de tequila qui traîneront par-ci par-là sur mon passage.
Par Eowann
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Mardi 11 novembre 2008
Il pleut dehors, depuis midi environ.
C'est une journée triste qui a commencé au réveil.
La maison à ranger, l'aspirateur à passer, les lits à refaire.
Et puis là, après avoir avalé une tablette de chocolat et trois tranches de jambon cru avec du pain de maïs, je suis devant l'ordinateur, à ne savoir que faire.
Derrière les vitres de la chambre et les gouttes de pluie qui les recouvrent, le ciel est sombre et déprimant. Pas un rayon de soleil dans la journée, rien. Il est 16h58 et je vois les lumières de la maison d'en face allumées. On se croirait en plein hiver, où les eaux commencent à geler et les lampadaires s'allument dès 16h.
Il ne manquerait plus qu'une petite brume pour venir rendre cette journée morose encore plus décevante. Voilà donc à quoi ressemble la Haute-Loire par ses froides journées d'automne.

Je me suis senti triste toute la journée, et complètement abruti. Je disais à Victor que je me sentais tout plein de joie hier, avec l'envie de faire la fête, et que je ne me reconnaissait plus. Idem pour aujourd'hui, sauf qu'en plus, je suis déprimé par cette journée. L'ennui est mortel. Je crois que c'est une journée à suicides.

J'ai passé mon après-midi à écouter des musiques tristes. A un moment, j'en ai eu marre de l'ordinateur, alors je suis allé regarder un film sur TF1 avec Sandra Bullock sur les Miss Amérique. Nul, donc je suis revenu ici pour écrire ce commentaire. Il passe encore d'ailleurs.

Un jour on se réveille et on ne se reconnait plus. Ca aussi je l'ai dit à Victor. Et bien c'est bien dommage. Je mettais mon changement d'humeur sur le compte du décuvage de l'alcool de samedi soir. Mais ça fait maintenant trois jours, et je n'ai jamais mis autant de temps pour décuver, même lorsque je m'étais enfilé seul la bouteille de vodka (ça me fait penser que mon cousin Maxime a incroyablement réussi à boire trois bouteilles de vodka et une de get27 en une seule soirée: il ne s'en est pas encore remis).
J'en conclut donc que oui, je suis un nouveau moi! C'est pas beau ça? En réalité, ça ne me dérange pas.

Il ne me reste plus qu'à trouver ce que je vais faire demain et jeudi, n'ayant pas cours. Il faut tout d'abord que j'appelle Kuehne & Nagel pour aller bosser quelques jours. Mais là, je dois aussi savoir ce que je vais regarder ce soir à la télé, après Desperate Housewives (Nip/Tuck, ce sont des rediffusions). Je voulais voir le début de Titanic en streaming ou Pearl Harbor, mais je ne trouve pas. Alors vu qu'il me reste deux Matrix à regarder et que mes CD ne sont pas assez puissants pour que je les grave, je vais profiter du fait que mes parents ne soient pas présents pour les regarder en paix dans leur chambre.

Entre parenthèse, je sais qu'Ornella a dormi dans le lit de mes parents et Artur dans celui de mon frère. Mais où a dormi Laetitia? Avec Artur ou Ornella? J'espère qu'au cas où elle aurait dormi avec Artur, elle n'ait pas fait de grosses cochonneries avec lui. Je m'en vais vérifier avec la lampe à UV, et si je trouve quoi que se soit, attention à ses fesses! En plus, je ne dis pas ça pour rire.
Par Eowann
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Dimanche 9 novembre 2008
Je vais tout d'abord commencer par reposter ici l'article que l'on peut retrouver sur le blog de Laetitia.

"Samedi soir au fond de mon lit, ordinateur sur la couette, bref le bonheur. 00h30 en pleine leçon de serbocroate mon telephone sonne: "C'est moi, j'suis au 20 ans de Jeremie, il faut que tu vienne, j'ai beoin d'un ordinateur portable pour faire marcher mon diaporama, j'viens te chercher dans 1/4d'heure".
Hmm, j'suis bien au fond de mon lit, pas trop envie de bouger.
20 min plus tard je me retrouve dans le voiture Janin. On arrive dans une salle perdu au fin fond de la campagne (Serpaize, ca c'est moi qui le rajoute). Et là je découvre ce que Janine m'a depuis toujours parlé avec passion, sa raison de vivre, son exemple: sa famille, chasseurs de générations en générations, communaysarde depuis perpette. Oui, ils sont tous là. Ses cousines adorées, ses tantes chéries, et même la Ginette ou Gigi pour les intimes, qui si elle n'était pas sa grand-mère serait la muse de son coeur.
Sur des airs de YMCA, tous le monde se prend dans les bras, Janine embrasse ses cousines, leur lance des déclarations enflammées. Et moi assise sur ma chaise, je me met à penser que le Père Noël existe, que tout le monde est beau et gentil, que l'on vit dans un monde de bonheur, de joie et d'amour.
Je suis arrivée sur une autre planète.
Je suis dans le monde des bisounours."

Que dire de plus? Laetitia a parfaitement trouvé ce dont je parle depuis des années: une agréable famille, tiraillée entre l'amour que les uns vouent aux autres, et les perpétuels conflits qui gèrent toute bonne famille qui se respecte: questions d'héritages, opinions politiques et religieuses, préférences pour telles ou telles personnes.

Je vais passer pour très niais à la suite de ces mots. Et je vais d'ailleurs profiter du fait qu'il me reste encore quelques gouttes d'alcool dans le sang pour m'exprimer sans gêne.
Comme je l'ai dit tout à l'heure à Laetitia, je me sens étrangement empli d'amour aujourd'hui. Rien ne m'a fait plus plaisir que de voir que Jérémy a apprécié la vidéo que je lui ai faite. Ses remerciements incessants m'ont bien prouvé une chose: j'adore ces marques d'affection. Et lorsqu'il me disait que Pierre-Mikaël et moi étions les deux frères qu'il n'avait jamais eu, et bien je peux vous dire que ça vous fait chaud au coeur.
Je vois déjà Marion et Laetitia me sortir leurs phrases toutes faites. Mais à vrai dire, qu'elles pensent ce qu'elles veulent. Comme l'a dit Marion la dernière fois qu'on s'est tous vus chez moi, je ne sais plus pourquoi d'ailleurs, ce n'est pas parce qu'on ne montre rien qu'on aime pas les gens ou qu'on ne les apprécie pas. Je suis d'accord, mais il arrive un point où se sentir remercié est nécessaire.
Je ne fais aucun jugement, je marque juste ce dont je pense depuis longtemps en fait. J'en ai maintes fois parlé avec Laetitia. Ce que je lui ai encore dit, c'est qu'aux vues de ce qu'on est tous dans la famille, je me comprends exactement lorsque je dis que rien au monde ne compte plus que ma famille justement.
Certains murmurent autour de moi, je pense entre autres à Hervé ou Pierre-Mikaël, que des individus qu'on peut nommer "pièces rapportées" (les maris, les copains, etc), enfin pas tous, sont des cons. Je ne suis pas de cet avis. Et même s'il peut arriver que je ne sois pas très bavard ou intime avec l'un d'eux, il n'empêche que je les ai en grande estime.

Tiens, mon lecteur audio passe en ce moment le thème de Jurassic Park. Merveilleux, ça me fait rêver, et m'enfonce encore un petit peu plus dans ma journée de déboussolement, comme à chaque fois après avoir fait la fête.

Certains d'entre vous, je veux dire de mes amis, vont grogner. Mais j'ai pris une décision irrévocable. Non, ce n'est pas la fin du monde, je ne vais pas me suicider, me raser le crâne ou me travestir (bien qu'on est déjà des photos de moi habillé en femme). Arrive un temps où il faut choisir.

Eleanore Roosevelt a un jour dit ceci: "Avant de pouvoir se lier d'amitié avec quelqu'un d'autre, il faut être ami avec soi-même". Je rajouterais qu'avant de chercher à approfondir encore plus ses relations amicales avec les autres, il faut tout d'abord chercher à maintenir ses relations familiales.
Voilà pourquoi, aujourd'hui, le 9 novembre 2008 à 21h49, je déclare sollenelement que je ne fêterais pas Nouvel An avec mes amis cette année, mais que j'irais les fêter avec mon cousin Jérémy. J'en vois déjà qui s'esclaffent ou disent que c'est du n'importe quoi. Mais ne voyez pas cela comme une traitrise ou un rejet, loin de là. Je veux juste essayer autre chose cette année.
Par Eowann
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Mercredi 8 octobre 2008
Que la Reine Arégonde vous touche de son auréole gracieuse, et que sa fibule d'or soit votre.

J'ai un jour décidé de quitter mes rêves les plus fous et de les laisser derrière, au loin. Faire de moi une représentation sprituelle de ce que j'aurais dû être m'est désormais impossible. Comment supporter de rester et devenir quelque chose qui n'est pas soi?

Ce qui est important, c'est de tout tenter pour faire de soi-même ce que nous voulons, de ne pas être obligé de faire quelque chose simplement parce qu'on a visiblement pas le choix. Car un jour c'est trop tard pour revenir. Vous me direz que non, qu'il n'est jamais trop tard, mais si. C'est évident que quand on est engagé dans un acte sérieux, il n'y a d'autre moyen de s'en sortir que d'aller jusqu'au bout.

Bon ... Je recommence peu à peu à poser à plat toutes mes pensées. C'est vrai que je ne fais ça que dans mes blogs. Il est rare que je me lamente sur mon sort devant d'autres, et généralement à voix haute, même seul (et en plus, je passerais dans ce cas pour un dérangé).

Parfois, lorsque je bois trop de café, enfin, je suppose que c'est dû à ça vu que ça ne m'arrive que dans ces occasions, et le soir aussi, je me sens bien. Si bien que je ne peux m'empêcher de rire et de dire des conneries (oui, en fait, peut-être que le café m'excite, pas au sens d'envie soudaine et brutale si vous voyez ce que je veux dire, mais je ne suis pas calme). Demandez à Marion (oui, bon, vous ne la connaissez pas, mais je lui dirais de poster en commentaire le dernier sms que je lui ai envoyé, moi je ne peux pas, j'ai trop honte ... quoique ...), elle vous le dira bien.

Allez, il arrive un temps où il faut partir. Et là, je dois aller me laver, et puis en plus il y a la bonne femme de l'agence immobilière qui doit venir prendre des photos, elle ne ressemble pas à Eddie, mais elle est pas si mal. Et là, je repart dans un délire. Allez, stop.

Adieu ... jusqu'à ce qu'on se revoit.

Par Eowann
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