Descriptions Exhaustives

Mercredi 12 août 2009

Mmmmh. Mmmmh... J'ai retrouvé ça dans ma boîte msn: premier message non effacé: mercredi 27 septembre 2006 !!

Victor, tu inaugures!

Paillard, qui avez consommé sur le Livre De Maths le sacrifice de notre écoute, et qui voulez bien le renouveler encore tous les jours sur nos bureaux, accordez-moi, je vous prie, d'avoir à faire un beau DM avec tant d'exercices, de bizarreries et de difficulté, que j'obtienne de votre miséricorde les notes que vous aimez à répandre sur vos fidèles élèves. Ainsi soit-il.

Je crois en Paillard, Le Prof tout-puissant, Poseur de DM et de DS.

Je croit en Direct, Son Expression unique, Qui a été conçu de Son Non Saint-Esprit Et qui est né de la vierge Thomas. Il a souffert sous 1S3; Il a été humilié; Il est con; Il a été dessiné; Il a continué à dessiner des fonctions. Le troisième jour, il a continué ; Il est monté à l'infini ; Il cherche la tangente en nulle-part, là ou Il voudra ; De là il viendra pour dessiner puis noter ses élèves encore et encore.

Je croît en l'Infini.

Je crois en le Saint Lycée Aragon, en les conseils de classe, en la remise des bulletins, en le redoublement et en la vie SDF.

Amen.

Mdr ça:

>From: "Antoine Janin" <ares_ab_poderoso@msn.com>
>To: celestine_shark@hotmail.fr
>Date: Sun, 18 Feb 2007 12:56:30 +0100
>Tu m'envoies tes plans de la MDL quand tu veux, j'ai besoin de temps pour
>les dessiner!
>Signé: Ton Maître Tout Puissant

>je ne connaît d'autre maître que mon esprit.

Et.... tadaaam je vous laisse deviner...

Salut !
Je fête mes 18 ans le samedi 28 avril à Lyon.
Au programme : fast food et bowling (ou autre si qulqu'un a une autre idée)
Pourriez-vous venir?
Bisous
Ps : Pourriez- vous me donner l'adresse msn de Victor ou lui demander s'il peut venir?

Voilà j'ai la flemme de chercher plus loin. Par contre le nombre de mail que vous m'avez envoyé et que j'ai jamais ouvert (surtout ceux de Marion).
Par Antoine
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Mardi 7 juillet 2009

[retranscription d'un article écrit la veille non posté pour raison de bug internet]


Contrairement à ce que j'ai dis sur fa c'est beau ook, je ne me suis pas isolé avec mon verre de Cosmopolitain ce soir, en regardant Ugly Betty tout en me lamentant sur mes idées noires. J'ai finallement opté pour le pot de miel. A défaut de me plonger dans le vodka/crème de cassis/quelques gouttes de jus de citron frais, je me noyé dans le nectar des abeilles. Je ne deviendrais donc pas dépendant de l'alcool mais dépendant des sucres (et attention, quiconque osera me dire que de toute façon je suis déjà dépendant des deux, je l'assomme, le broie et le mange de la même manière que je rêvais de cuisiner les pommettes de notre regretée Anne).

Voilà plusieurs jours que je me couche assez tard, entre 3 et 4 heures du mat, pas du tout fatigué. Ce n'est pas seulement du au fait que je me lève tard et donc que je suis décalé, mais aussi parce que je "redoute" le coucher tout comme les vieux le redoutent, de peur de mourrir. Oh, ce n'est pas cette peur là qui m'effraie le plus, pas encore du moins... Je veux prolonger la journée le plus loin possible. Le temps ne doit pas s'écouler, le temps doit rester, et ne pas m'oublier en chemin.

Et dans tout ce méli-mélo de pseudo relations conflictuelles et d'envies soudaines, moi je me perds dans les méandres de esprit, ne sachant exactement où aller et surtout où débarquer. Je tends les doigts vers l'inconnu en essayant de tâter le chemin, histoire de pas me rétamer lamentablement.
J'avais réussi à effacer les images qui me hantaient et qui avaient entraîné chez moi quelques sautes d'humeur et quelques déboires alcooliques il y a peu de temps, mais j'ai eu le malheur - ô grand damne - de me les rappeller volontairement, comme si je n'avais rien d'autre à faire que de me blesser volontairement. Et hop, une cuillère de miel qui m'arrache un petit peu plus la gorge. S'ouvrir les veines pour se vider de son sang et sentir notre corps nous quitter.

Je veux bien essayer de suivre la devise de ma marraine, qui fut - on peut le dire - dans cette nécessité, mais je crains de ne pas pouvoir. Question que vous sachiez de quoi je parle, je vais quand même vous l'écrire: "je positive pour m'attirer le meilleur", suivie d'un grandiose "c'est mon crédo". Et bien ce n'est pas le mien, du moins plus le mien (et encore, je ne sais pas si ça l'a été). Positiver, voilà un bien grand mot! Mais il existe des situations où positiver ne sert pas à grand chose, surtout lorsque c'est pas la "positive attitude" qui va résoudre les problèmes que l'on se donne soi-même.

Bien bien, je ne voudrais pas vous ennuyer avec mes histoires qui ne vous intéressent pas. Il est 3:28 du matin, je ne sais quoi faire, et je vais aller glandouiller sur internet encore un peu. En attendant, moi, j'écoute quelques musiques jouables pour un beau et romantique mariage (et diable, pitié ne vous mariez pas tous en même temps dans les dix années à venir, pour qu'on puisse étaler les soirées, et ne devenez pas non plus des copies de ces vieux couples emmerdants dont la vie rythme avec métro-boulot-dodo, parce que franchement, aller bouffer un barbec le dimanche midi chez vous, vous voyez, ça m'emmerde déjà, vous vous imaginez vraiment pas comme je suis déjà fatigué de voir tout vos mômes brailler, courir, saloper tout le carrelage, chouiner pour un rien et les autres dire "c'est pas moi", ou voir les conversations se résumer à "mais qui a trop fait griller les merguez", et en plus j'aime pas les merguez, trop piquantes, enfin bref, on sen fout et on s'en balance).

Bons baisers de la salle à manger.

Par Antoine
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Lundi 11 mai 2009
Avant-hier, alors que je m'ennuyais terriblement dans ma chambre sans cesse en mouvement, entre les cartons de vaisselle et les bocaux remplis d'herbes à fumer, j'ai retrouvé mon classeur de philosophie. Il était loin de contenir l'équivalent d'une année complète de travail. D'ailleurs, la seule leçon que je crois avoir vu au complet est celle du "Qui parle quand je dis Je ?". Je feuillette donc cette relique du lycée et n'y porte finalement que peu d'intérêt ... jusqu'à ce que je tombe sur la partie "devoirs" du classeur. J'ouvre cette zone restée inexplorée depuis longtemps comme si je découvrais le véritable journal intime de Marion: quelque chose de mystérieux, d'effrayant mais aussi de terriblement alléchant.

Il y avait quelques dissertations et commentaires de textes. Comme je le disais, je m'ennuyais. J'ai donc relu toutes les conneries et les débilités que j'avais pu sortir dans l'espoir de pêcher le fameux 10, ma "truite" à moi. Je m'attarde plus précisement sur une copie, celle ayant pour sujet "Pense-t-on jamais seul ?".

Je ne vais pas vous ressortir l'intégralité des cinq pages d'écriture, ce qui est somme toute peu pour une copie de philosophie. Ca serait barbant pour moi d'y taper et pour vous d'y zieuter. Par contre, je vais vous donner un joli extrait, véritable phamphlet contre la religion. Vous remarquerez la manière totalement grossière dont j'ai fais preuve pour ressortir au passage mes cours de sociologie sur les instances de socialisation.

"Mais pense-t-on en "collectivité" toujours de notre plein gré ? Notre éducation, depuis la plus petite enfance, nous "moule" selon des valeurs et des notions inculquées par un contexte, dont celui de la famille. On naît donc neutre, sans pensée personnelle. Et au fur et à mesure que nous grandissons, on nous communique des pensées extérieures à travers des notions ou des valeurs. Ainsi, un enfant va se faire une idée sur un sujet précis à partir des pensées qu'il aura appris de ses parents, frères ou soeurs. Le milieu scolaire est tout aussi important: c'est un endroit où les pensées sont fortement échangées les unes avec les autres, notamment lorsqu'il s'agit de communication en cours. En quelque sorte, nous sommes endoctrinés. D'ailleurs, des institutions d'aujourd'hui endoctrinent. Le plus bel exemple est celui de la religion. Elle inculqu
e ses idées, ses pensées. De cette manière, nous ne pensons pas seul car nous sommes "enregimentés". La principale différence avec ce que j'appelle le "réseau de pensées", c'est qu'ici, le récepteur des pensées n'est pas capable de refuser qu'on lui en inculque. On ne pense pas seul et on n'a pas le choix".

J'adore cette phrase sur la religion: "on ne pense pas seul et on n'a pas le choix". A elle seule, elle résume tout le paragraphe. Je m'étonne moi-même en relisant ces lignes. Je ne me croyais pas capable en Terminale de lancer une petite critique comme celle-la sur la religion, mais ça me fait bien rire.

Les commentaires de notre Bretonnet (que les filles adoraient d'ailleurs, que ce soit physiquement ou intellectuellement) ne sont pas allés dans mon sens. En réponse au fait que je dise que l'école "endoctrine", j'ai eu le droit à ça: "Non ! L'école apprend, en principe, à penser par soi-même". Oui, en principe. Et quand je commence à dire la même chose de la religion et de parler de la liberté de penser pour les fidèles priants, il me rétorque: "Non. Ce n'est pas vrai pour la plupart qui reconnaissent la liberté de penser". J'avais ommis de dire à cette époque que dans ma thèse sur l'endoctrinement de la religion, je parlais surtout du christianisme, étant donné que je n'ai que peu de connaissances des autres religions. Mais j'admets être allé un peu loin. A contrario, il a répondu un "certes" (ceux et celles qui l'ont eu savent qu'elle est l'importance du "certes" chez Julien B, ou du "soit") à propos du fait qu'on avait pas le choix de ce qu'on nous apprenait petit.

Finalement, j'ai quand même eu ma truite pour cette dissertation, avec ce commentaire:
"Des remarques intéressantes. Un problème majeur: vous ne travaillez pas suffisament la notions de "pensée", ne distinguez pas des sens différents afin d'éclairer les enjeux du sujet. Si celui-ci se perd, c'est que toutes les "pensées" ne sont pas d'authentiques réflexions, que penser par soi-même ne vas pas de soi, et n'est pas sans doute synonyme de "penser seul"."
Par Antoine
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Lundi 2 mars 2009

Puisque tout le monde est tenté par l'art en ce moment - Laetitia avec ses peintures, Marion avec ses poèmes, Victor avec ses musiques - je me mets moi aussi aux formes artistiques, et sérieusement, quelles belles formes !

Si je retranscrit souvent, quoi qu'en ce moment il y a du laissez-aller, mes cours sur ce blog dans les pages annexes, je n'ai encore jamais eu l'occasion de publier un article entièrement dédié à l'art.

J'ai donc choisit aujourd'hui une sculpture. Plus particulièrement un plan précis sur une sculpture.
Voici son cartouche.

"Zéphyr et Psyché"
Henri Joseph
Vers 1813
Musée du Louvre

Nous avons donc deux belles paires de fesses. Une paire de fesses féminines (en premier plan), et une paire de fesses masculines (en arrière plan). Malgré cette différence notable de chromosomes, elles se ressemblent tout de même, et je dois avouer qu'elles ont de la galbe.
Ma voisine de table, qui s'appelle Véronique, m'a confié qu'elle aspirait à avoir les mêmes. Pour ma part, je n'en ai pas besoin, ma cousine Gwendoline, qui est experte en la matière, m'ayant dit que j'en possédait de bonnes bien musclées.

Ce petit cours sur la forme de ces deux paires de fesses arrive à sa fin. J'aurais espéré avoir à ne pas utiliser le terme "fesse" de tout l'article, mais je crois que cela aurait été mission impossible.
Par Antoine
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Lundi 23 février 2009
Je viens de faire ma deuxième expérience sur mon cerveau (ou ma cervelle, pour dire qu'on parle aussi de cervelle chez les hommes, contrairement à certaines rumeurs qui disent que la cervelle, c'est pour les femmes, et le cerveau pour les hommes).

La première, lundi dernier, consistait à me "planter" une centaine d'électrodes en plastique sur mon cuir chevelu, ce qui me faisait une tête de con (et attention à ceux qui vont dire que ça ne change pas de d'habitude). Elles avaient préalablement été trempées dans un mélange d'eau, de savon et d'un truc gluant favorisant les transmissions cérébrales. Je devais répondre à des suites logiques sur un ordinateur, enfermé dans une sorte de boîte en métal aux parois de 5 centimètres d'épaisseur (moi, pas l'ordi; enfin si, mais avec moi). Je ne devais ni bouger ni cligner des yeux, sans quoi tout était faussé.

Le procédé était le suivant (entendez "B ne peut exister sans A" pour les affirmations) :

Affirmation: S'il y a A, il y a B
Proposition 1: Il y a A
Proposition 2: Il y a B
Conclusion: La réponse est juste

OU

Affirmation: S'il y a Z, il y a M
Proposition 1: Il y a Z
Proposition 2: Il y a K
Conclusion: La réponse est fausse

OU

Affirmation: S'il y a V, il y a E
Proposition 1: Il y a J
Proposition 2: Il y a R
Conclusion: La réponse est indéterminée

Le but de la manoeuvre était de trouver des personnes disposant d'une capacité à déceler l'ironie, des personnes pragmatiques, produisant des ondes cérébrales spécifiques et intéressantes pour cette étude. Je suis apparement un pragmatique selon leur étude. Mais comment décèlent-ils cela ?

Affirmation: S'il y a A, il y a B
Proposition 1: Il y a B
Proposition 2: Il y a A
Conclusion: La réponse est juste

Ceux qui disent que la réponse est fausse ne sont pas des pragmatiques. Ne me demandez pas le pourquoi du comment de cette analyse, tout ceci se passe dans nos ondes cérébrales. Autrement dit, je suis incapable d'expliquer quoi que ce soit.

Et cet après-midi, j'ai fais trois autres expériences sur les sciences cognitives. Elles étaients bien sûr chiantes, mais je pouvais bouger à mon aise vu que je n'avais rien sur le crâne.

On m'installe devant un ordinateur et je dois porter un casque audio. On me fait défiler des séquences de timbres musicaux de différents instruments de musique pendant 12 minutes (bien évidemment, ce n'est pas de la jolie musique que j'entends, mais un ensemble incohérent et moche de sons). Je dois ensuite répondre à des propositions fort "simples". On me donne deux extraits audio. Un seul des deux a été entendu pendant mon écoute, et ils ne durent que deux secondes chacuns... Deux secondes à retenir sur 12 minutes. Assez dur. Bref, j'en ai eu un bon paquet à reconnaître. En fait, trois séquences avaient été mélangées pendant mon écoute, et je devais les différencier. Cette expériences servait à comprendre les mécanismes d'apprentissages des nourrissons pour la langue qu'ils ne connaissent pas (je ne connaissais pas la langue "des timbres" qu'ils me proposaient, donc j'étais dans le même contexte qu'un bébé).
Ensuite, on me pose devant un autre ordinateur. Des séquences logiques de cinq chiffres défilent. Par exemple: 18-20-22-24; je dois dire si la dernière proposition est juste ou fausse (26 juste, 28 faux). Ca va de 2 en 2, ou de 4 en 4, croissant ou décroissant, et c'est nul et simple. Mais j'ai fait trois fautes d'innatention sur la centaine de questions. Si seulement le test proposait des suites un peu plus dures, de 8 en 8, ou même en changeant le mode de calcul, comme des multiplications au lieu de simples additions ou soustractions.
Comme dernier exercice, j'ai du répondre à une dizaine de questions sur ma personnalité. On me demandait sur des échelles de 0 à 10 si j'aimais chanter, si je chantais juste, si je jouais d'un instrument, etc. On m'a aussi fait écouter des séries de quatre notes musicales identiques, du genre quatre do d'affilée. Et puis de temps en temps, la quatrième note changeait "en hauteur", et je devais savoir quand. Une seconde analyse cherchait à savoir si je savais reconnaître les temps de pauses, même minimes, entre les notes. Bref, cet exercice était donné par un institut national pour une étude sur tout le territoire. C'est pas beau de savoir qu'on va être l'une des 997 personnes en France qui auront réalisé l'étude ? Tout en bas du tableau de statistiques, on pourra lire "étude réalisée sur un échantillon représentatif de la population française de 997 individus", alléchant. C'est cool, surtout que je déplore encore plus chaque jour que nous ne soyons que des statistiques, et que notre nom n'apparaissent nul part.

"Qui êtes-vous?"
"Moi? Et bien je suis le numéro 0125586 de la sécurité sociale. Ou alors vous voulez un autre numéro? Je suis l'étudiant 2073010, ou encore le titulaire du compte B52 numéro 23593 du dossier 852"
"Ah, oui, je vois, une seconde, le temps de chercher sur nos fichiers... Mr Janin... Ah mais vous avez oublié de mentionner que vous déteniez le permis de voiture numéro 8456 de votre comté"
"Oh que je suis bête! Satané numéro!"

Mais je pardonne à cette société ces tristes statistiques à partir du moment où je suis payé. Bon d'achat de 15€ pour la première expérience qui a duré une heure, et 15€ par virement pour la deuxième (payé 10€ de l'heure, je suis resté 1h30).
Je conseille donc à tout le monde de faire des tests comme ceux-là car il n'y a aucun risque pour notre santé (c'est pas moi qui le dit, ce sont les "scientifiques" -  que j'adore). Je tenterais bien les expériences médicales où ils te font tester des médicaments pour voir ce que ça fait, mais ça reste relativement dangereux: rien n'est plus précieux que la santé (enfin si, mais on va pas délayer).

Par Antoine
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