[retranscription d'un article écrit la veille non posté pour raison de bug internet]
Contrairement à ce que j'ai dis sur fa c'est beau ook, je ne me suis pas isolé avec mon verre de Cosmopolitain ce soir, en regardant Ugly Betty tout en me lamentant sur mes idées noires. J'ai
finallement opté pour le pot de miel. A défaut de me plonger dans le vodka/crème de cassis/quelques gouttes de jus de citron frais, je me noyé dans le nectar des abeilles. Je ne deviendrais donc
pas dépendant de l'alcool mais dépendant des sucres (et attention, quiconque osera me dire que de toute façon je suis déjà dépendant des deux, je l'assomme, le broie et le mange de la même
manière que je rêvais de cuisiner les pommettes de notre regretée Anne).
Voilà plusieurs jours que je me couche assez tard, entre 3 et 4 heures du mat, pas du tout fatigué. Ce n'est pas seulement du au fait que je me lève tard et donc que je suis décalé, mais aussi
parce que je "redoute" le coucher tout comme les vieux le redoutent, de peur de mourrir. Oh, ce n'est pas cette peur là qui m'effraie le plus, pas encore du moins... Je veux prolonger la journée
le plus loin possible. Le temps ne doit pas s'écouler, le temps doit rester, et ne pas m'oublier en chemin.
Et dans tout ce méli-mélo de pseudo relations conflictuelles et d'envies soudaines, moi je me perds dans les méandres de esprit, ne sachant exactement où aller et surtout où débarquer. Je tends
les doigts vers l'inconnu en essayant de tâter le chemin, histoire de pas me rétamer lamentablement.
J'avais réussi à effacer les images qui me hantaient et qui avaient entraîné chez moi quelques sautes d'humeur et quelques déboires alcooliques il y a peu de temps, mais j'ai eu le malheur - ô
grand damne - de me les rappeller volontairement, comme si je n'avais rien d'autre à faire que de me blesser volontairement. Et hop, une cuillère de miel qui m'arrache un petit peu plus la gorge.
S'ouvrir les veines pour se vider de son sang et sentir notre corps nous quitter.
Je veux bien essayer de suivre la devise de ma marraine, qui fut - on peut le dire - dans cette nécessité, mais je crains de ne pas pouvoir. Question que
vous sachiez de quoi je parle, je vais quand même vous l'écrire: "je positive pour m'attirer le meilleur", suivie d'un grandiose "c'est mon crédo". Et bien ce n'est pas le mien, du moins plus le
mien (et encore, je ne sais pas si ça l'a été). Positiver, voilà un bien grand mot! Mais il existe des situations où positiver ne sert pas à grand chose, surtout lorsque c'est pas la "positive
attitude" qui va résoudre les problèmes que l'on se donne soi-même.
Bien bien, je ne voudrais pas vous ennuyer avec mes histoires qui ne vous intéressent pas. Il est 3:28 du matin, je ne sais quoi faire, et je vais aller glandouiller sur internet encore un peu.
En attendant, moi, j'écoute quelques musiques jouables pour un beau et romantique mariage (et diable, pitié ne vous mariez pas tous en même temps dans les dix années à venir, pour qu'on puisse
étaler les soirées, et ne devenez pas non plus des copies de ces vieux couples emmerdants dont la vie rythme avec métro-boulot-dodo, parce que franchement, aller bouffer un barbec le dimanche
midi chez vous, vous voyez, ça m'emmerde déjà, vous vous imaginez vraiment pas comme je suis déjà fatigué de voir tout vos mômes brailler, courir, saloper tout le carrelage, chouiner pour un rien
et les autres dire "c'est pas moi", ou voir les conversations se résumer à "mais qui a trop fait griller les merguez", et en plus j'aime pas les merguez, trop piquantes, enfin bref, on sen fout
et on s'en balance).
Bons baisers de la salle à manger.