Aujourd'hui est le jour fatidique des mes 20 ans de règne sur cette planète qui m'a accueilli en son sein. Alors pour célébrer dignement cet anniversaire, je vais résumer mon parcours terrestre
sous toutes les formes inimaginables, des plus simples aux plus drôles, en passant par les moments d'espoirs et de désillusions.
J'introduirais ce joli discours tristounet par cette grandiose photo-montage totalement raté que j'ai fait hier, pressentant le danger qu'il y avait à entrer dans une nouvelle décennie. Me voilà
donc, fidèle à moi-même et mes envies soudaines et parfois courtes, assis sur un tronc d'arbre sur ma plage adorée, en compagnie de mon futur van aux couleurs de la joie, ma guitare, ma planche
de surf et mon ham

ac. La belle chemise made in Paint vient compléter avec brio la scène
en remplacement de mon traditionnel trois-quarts (trop sérieux ici et surtout pas adapté à la situation chaude de ce bord de mer).
Vous tous, qui lisez ce blog, me connaissez probablement assez bien. Que ce soit depuis ma naissance ou bien jusqu'à maintenant, l'un ou l'une d'entre vous m'a toujours suivi. Attention, attachez
vos ceintures, vous allez assister à un renversement de la vapeur: la foire aux compliments commence!
Je connais Marion depuis la maternelle, et je dois admettre que même après les centaines, voire les milliers d'engueulades qu'on a eu, elle reste toujours l'une des personnes que je connais le
mieux et avec qui j'ai les plus grands souvenirs (hormis les familiaux, on ne change pas un amoureux de ses cousines comme ça). Après s'être perdus de vue, ou plutôt s'être perdus de paroles
(janexpression, dédicace à Victor), on a eu la chance - ou le malheur selon qu'on se parle ou pas - de se retrouver dans la même classe en seconde. Et pour le coup, là, je dois dire que je
n'aurais su survivre seul sans toi, Mélissa et Pauline, dans cette classe de dégénérés regroupant les personnes les plus détestables de Communay (paix à leurs âmes). Je me rappelle encore les
délires qu'on a eu en cours d'éco avec notre adulé Giustiniani, où tu écrivais en jaune fluo sur des feuilles blanches, si bien qu'on voyait rien. Si je me souviens bien, plus la couleur était
claire et illisible, moins tu aimais le cours. C'est bien pour ça que tu es partie calculer des choses impossibles dans l'autre filière, rejoindre les autres, en me laissant seul entre deux
filles tyranniques qui vivaient aux chiottes du lycée, mdr. C'est aussi toi qui m'a offert ma première Bonne Paye, avec Anne-Laure je crois, parce que j'y avais joué chez toi pour ton
anniversaire et que j'avais adoré. C'est d'ailleurs là que je m'étais senti mal, t'offrant deux Minie-Mag alors que tu y étais abonnée. C'était en CM1 il me semble. D'ailleurs, en classe, entre
les absences de Miss Peygeron et son remplacement par Mister Massardier, tu t'étais lancé un pari: me foutre 100 baffes durant l'année scolaire. Je sais qu'on ne se souvient plus du résultat (97?
99? 103?), ni même qui a réellement cassé les magnifiques lunettes roses à poids verts qui ornaient tes yeux bleus ( la bourde s'ils ne sont pas de cette couleur). C'est chez toi que j'ai
ressenti la première fois l'alcool me monter à la tête. J'avais bu trop de vodka (rien comparé à ce que j'ingère maintenant), j'allais sur mes 17 ans (en retard par rapport aux autres, mais bon,
apparemment j'ai toujours cultivé le retards), et je n'avais pas assez mangé de chips pour "éponger". Nous étions allé faire un petit tour au cimetière, dans le plus total respect des pauvres
cadavres qui gisent dans les caveaux, et on s'était tous assis dans le gravier pour discuter. Il n'y a qu'avec toi que j'ai pu faire des choses comme ça, ou encore être assez fou pour t'offrir
une Barbie Gothique qui ressemble à un transsexuel, ou bien me faire maquiller et habiller en gothique, être pris en photo avec toi, pour enfin les faire développer par mes grands-parents,
aujourd'hui enjoués de t'appeler "la sorcière". Mais il ne faut pas le prendre mal, tout comme quand je vous ai dit à toi et Mélissa que je respectais plus Pauline que vous deux. Nous savons tous
que ce n'était qu'une erreur

bénigne de mot et
non un lapsus révélateur. Et quand on parle politique, ne nous énervons plus pour des conneries aussi ridicules, surtout que j'aime entendre tous les beaux rêves dont tu parles. Qui sait,
peut-être qu'un jour j'épouserais la cause communiste (et pas seulement parce que Marie-Georges est sexy lol). Quand je pense à toutes les beuveries (pas très glorieux) où j'ai pu te voir dans
tous tes états, je n'ai que de bons souvenirs (mis à part quand Jérémy nous a fait chier ce fameux 21 janvier 2007 alors que nous couchions ensemble - euh, dans le même lit plutôt, mais presque).
Et puis j'ai un excellent souvenir de la fois où tu es restée coincée dans les WC aux 18 ans de Mélissa. Tu étais pi-to-ya-ble, mais c'était bien marrant, quand tu n'arrivais même pas à
t'accrocher au filet de la cage de foot. Fort heureusement, l'alcool très fort n'est pas le seul lien qui nous unit. Tu étais mon cahier de doléances en Terminale. Sans toi, le lundi à midi,
comment aurais-je pu me plaindre de mes contrôles ratés en maths à cause de ce prof gros, laid, mais agréé? Au niveau des conquêtes amoureuses, tu es proche de moi en terme de nombre, sauf que je
te devance d'un pas (tout petit) maintenant. J'aurais quand même bien aimé voir ce que ça aurait donné entre nous deux en seconde. Si je pouvais aller dans un monde parallèle où nous serions
ensemble, je n'hésiterais pas. Puis peu à peu, tu as préféré (à mon grand damne) t'intéresser au "Beau Blond", au "pote à Pauline de 20 ans qui n'osait pas sortir sans l'autorisation de sa
môman", et aux GBSD de tes rêves. Aujourd'hui, je dois avouer qu'au niveau amour, je ne sais pas où tu en es. Mais c'est pas grave, car je sais que tu seras la première à enfanter (ne le prends
pas mal, ce terme n'est pas péjo) et à vivre pleinement une vie de couple. Je l'espère pour toit, mais pas pour moi. Comme le dit Depardieu, mourir pisseux dans mon lit, c'est pas pour moi.
Enfin, je dois aussi dire à la France entière que tu as eu le courage de supporter, et bravo pour ça, mes entières retranscriptions du script de Titanic dans le bus, mes cours de positionnement
des fourchettes réfrigérées sur une table et tout ce qui s'en suit et que je ne me rappellerais plus. Au fait, je ne pense pas que la maison de tes grands-parents à Lille soit en briques rouges
près d'une route désaffectée et constamment sous un épais brouillard dû aux poussières de charbon de l'usine voisine. Moi et mes stéréotypes, tu connais. Pour conclure, car il faut une conclusion
même si j'aurais des tonnes d'autres choses à dire, je vais te ressortir une de tes belles phrases: "à la fin, les fleurs sont toutes un peu les mêmes, une image que l'on pleure parmi les
chrysanthèmes". J'espère que tu es plus enjouée que cette citation maintenant.
Victor est l'un de mes plus anciens amis qui me sont restés. On s'est connu en cinquième grâce à... une boîte de crayons de couleurs qui si on les humidifiait devenaient peinture. Certains
souvenirs de cinquièmes abondent, d'autres moins. Je dois dire que je me rappelle surtout Céline, mon premier "Grand Amour". Lors de notre dernier slow, "j'ai encore rêvé

d'elle", chanson qui témoigne bien des choses de
l'amour lol, tu étais là, c'était chez Mélanie, ton ancien amour à toi. Puis je ne sais pas comment les choses en sont arrivées là, mais je suis parti avec Céline pour aller s'embrasser dans la
cave (aujourd'hui, on partirais pour faire autre chose, mais bon). Et curieux comme tu étais, tu es passé par un autre accès de la cave, pas discret du tout, pour nous espionner. Mais pas d'bol,
je t'ai vu. Je pense qu'on s'est encore mieux parlé dès la quatrième, surtout parce qu'on s'est assis à côté dans notre cour adoré: le Latin. C'est là que j'ai dessiné toutes mes conneries, et
qu'on a eu le plus de délires ensemble, de l'enterrement d'Anne Fabre à la Déclaration Universelle des Droits du Latin et des Latinistes. On avait beau essayer de tenir des cahiers propres et en
bon état, rien n'y faisait, il fallait toujours qu'ils soient totalement crades ou mal rangés (genre aucune feuille attachée au classeur, n'est-ce pas?). A cette époque, tu n'étais pas encore à
fond sur la musique comme maintenant. Il me semble que tu étais sur le piano. Selon toi tu y joues très mal, mais je peux t'assurer que ce n'est pas le cas, crois-moi. Comme Marion, il ne faut
pas le prendre mal si je ne viens souvent à vos concerts. Je ne suis pas un grand fan de musique d'harmonie ou de métal (même léger, comme l'aluminium en feuille, uh-uh, la blague), et ce n'est
pas contre vous. Par contre, j'adore t'entendre jouer du piano chez toi, je trouve ça super et 100 fois mieux que lorsque c'est moi qui essaye. Pour en revenir au collège, la chose qui m'avait
toujours frappé était cet amour incommensurable pour le molleton. Gris, vert kaki ou bleu outremer, le molleton t'accompagnais de partout. Et j'estime être fier de t'avoir fais mettre des jeans
(là, normalement, tu te dis "ouah, pour qui il se prend celui-la, genre c'est lui qui m'a ouvert les yeux" et je te comprends car tu as raison). Je me souviens bien d'un jour en particulier avec
Matthieu (pas celui de Mylène, l'autre qui ressemble plus à Marvin). C'est la fois où j'avais découvert, attention, le pseudo livre de cul chez moi, où il devait y avoir trois passages érotiques
dans le tout le livre. Pourtant, c'était le truc du siècle pour moi. Et Giraud-Poivre qui était venue nous parler alors qu'on le lisait. Mdr, j'avais trop peur de me faire prendre. Quand je pense
que depuis on a regardé les cassettes pornos de mes parents, je me dis que

c'était soft. Je ne sais pas si tu te rappelles aussi des photos du calendrier pin-up à poil de mon oncle que j'avais fait passer à Justine et Elise. Quand même,
heureusement que tu étais là dans pas mal de cours pour que je puisse zieuter sur tes copies, surtout en Latin, parce que je ne comprenais rien. Sinon, combien de fois as-tu tenté de m'apprendre
la coinche, alors que moi je voulais rester jouer avec mes cartes Magic, cartes que nous inventions d'ailleurs nous-même? Je retrouve parfois quelques mots qu'on écrivait, et je ne peux résister
à l'envie de t'offrir ceux-là: "c'è la mia cacà, c'è la mia crotta, c'è il mio ecremento, ci sono i miei descetti organi". Que du bonheur, non? J'ai un autre souvenir brillant de nous deux,
lorsque j'ai voulu faire manger les épinards à Jessica, et qu'en plus, elle les mangeait. Qu'est-ce que j'ai pu être con. Mais je remarque que je ne suis pas le seul. En témoigne la séance
d'arrachage de boutons avec Laetitia, aussi crétine que moi pour le coup, à Saint-Cyprien. A 18 et 19 ans, faire ça, franchement. Tu pourras raconter ça à tes petits-enfants dans 50 ans, "vous
savez, j'avais un ami qui...." et ils seront tout heureux d'apprendre les merveilleuses conneries qu'on a pu faire. Au lycée, les choses ont fait que tu es parti t'éclater sur des mélanges
chimiques pendant que moi je m'éclatais la tête sur des logarithmes népériens. Mais fort heureusement, il nous restait le lilas pourri de la cantine. Et là, tu comprends enfin à quel point ce
vieil arbuste en plastique était aussi important pour moi. J'ai toujours été quelqu'un qui n'aimait pas le changement. Au collège, je regrettais la primaire, au lycée le collège, d'autant plus
que dès lors, on avait tous été éparpillés dans les classes (encore que le dispa

chement
aurait pu être plus catastrophique). Ce lilas (pas Lëila hein) était alors l'endroit où on se retrouvait tous, et était ainsi pour moi un moyen de réduire ce changement et de retourner avec ceux
que j'appréciais. Je ne crois pas avoir jamais été vraiment "brouillé" avec toi, peut-être un jour, mais alors ça m'est complètement sorti de la tête. Maintenant que tu es là, entre nous, je peux
te dire quelque chose. J'ai toujours été jaloux de ta capacité à absorber toute cette quantité d'alcool, mais chut, c'est un secret. En attendant, même si il m'est arrivé quelques fois d'avoir
été déçu - tout comme toi tu as dû l'être de moi pour x raisons - tu es l'un de mes plus vieux amis et je serais là si un jour tu as besoin de discuter ou de t'engueuler à propos des progrès de
la science (il faut bien que quelqu'un soit contre après tout).
Mélissa et moi nous connaissons depuis la quatrième. Elle avait mangé seule pendant quelques jours à la cantine, puis ma bonté d'âme m'a dit: "Antoine, fais quelque chose pour cette fille,
aide-la à se faire des amis et à ne pas rester seule". Voilà pourquoi Mélissa et moi-même somme restés ensemble jusqu'en Terminale. Mes souvenirs avec toi au collège sont peu nombreux, peut-être
parce j'ai passé un an de plus de lycée en ta compagnie. Comment résumer trois années de lycée avec toi? Dur dur. En seconde, j'ai eu la chance de tomber avec toi, Marion et Pauline, fidèles
épaules qui m'ont quand même fait souffrir, et qui ont écrit sur le poteau électrique de notre coin près des lauriers "TT l'étalon cherche... je ne sais plus quoi". Mais c'est en première qu'a
débuté l'épopée Dispimamourienne. Je ne vais pas raconter encore une fois l'histoire du commencement, tout le monde la connaît. Je te dis merci. Merci pour quoi? Merci d'avoir aimer m'écouter
blablater pendant des heures en cours, merci d'avoir écouté les aventures de la MDL, du Titanic et d'autres assiettes. Merci enfin pour toutes ces séances de dessins et de portraits que tu m'a
permis de réaliser. Par contre, je ne te dis pas merci de ne m'avoir jamais - presque - laissé copier sur toi. Mais je te comprends, c'était pour mon bien. J'ai énormément de délires avec toi.
Par exemple lorsque la Giraud la dépressive avait gueulé haut et fort dans la classe que je savais que les ballons de foot étaient jadis fais à partir de vessies de porcs, ou bien lorsque j'ai
bien envoyé chier mentalement Dispicon le jour où il m'a interrogé sur les questions du texte qu'on avait à lire, questions auxquelles je n'avais, bien entendu, pas répondu. Ou aussi le "LOL" en
cours d'italien. Quand je pense qu'en plus elle t'a interrogé juste après en grognant et que tu as su répondre. Nom de Dieu! Le local journal était aussi un bel endroit, où nous avons passé de
bons moments à essayer de faire marcher ce putain d'ordinateur qui nous a fini par nous exploser à la gueule, si tu t'en rappelle. Mais le plus beau souvenir du lycée, je le dois à toi et
Pauline. Je pense que tu peux t'en douter, c'est le jour où j'ai dû aller récupérer le crayon à papier de l'autre côté du loca du CDI. Ces TPE ont été une vraie merde à faire, mais par contre
qu'est-ce qu'on a pu s'y éclater (je sais que tu as vraiment apprécié de travailler presque seule jusqu'au dernier moment, même à la bibliothèque de Lyon). Bref, la honte d'être allé me cacher
derrière le petit mur en étant passé par la fenêtre du machin me pou

rsuit encore aujourd'hui, tout comme lorsque j'avais écrit sur un petit bristol les trois questions à poser à la Thirion. La merde ouais, pas capable de m'en souvenir. En
Terminale, je ne sais pas si tu te rappelles le jour où j'ai coincé ma bague dans l'aération. La bague était coincée sur ce doigt depuis plusieurs mois, et je ne trouve rien d'autre à faire que
de rentrer dans la grille du radiateur (avec mon doigt évidemment). Je ne regrette pas les dessins de toi et Dispigno ni les dictées que je t'ai fait faire. Et je regrette encore moins la tête du
dit prof lorsque j'ai offert ces fameuses roses. Un visage comme ça ne peut rester graver en mémoire que toute une vie; le plaisir de le voir faire un sourire crispé de jalousie. Miam. En quelque
sorte, même si aujourd'hui on se perd peu à peu de vue étant donné que tu restes sur Bron, tu es mon amie à délires. Sans toi, la vie lycéenne aurait été bien désuète. J'espère qu'on pourra se
voir un petit peu plus car, comme pour Victor et Marion par rapport à la musique, je ne suis pas non plus un grand fan de foot, donc je ne viens pas souvent te voir aux matchs. Néanmoins, sache
que je te supporte très fortement mentalement. Et n'oublies pas que j'attends avec impatience que tu me fasses visiter l'Italie et toutes ses belles cités (sans pour autant aller voir les stades,
très peu pour moi). Et quand donc nous présentes-tu Kakmaran? Depuis le temps que tu en parles (oups, j'espère qu'il passera pas par ici). Pauline et moi, on s'impatiente, et encore, je ne te
parle pas de Julie. Allé, soit heureuse, et n'oublies pas que j'ai toujours cette bannière chez moi, ni que tu as été traître avec Marion en ne montrant pas ton soutif le jour où on s'est tous
embrassés.
Anthony est probablement l'un de mes amis avec qui j'ai eu le plus de conflits depuis qu'on se connaît. Et nos points de vues divergent sur bien des choses. Mais au fond, ma poule, c'est aussi
avec toi que j'ai le plus de liens en ce moment, et même si je dois avouer que ta vision de la gente féminine est totalement opposée à la mienne, reste néanmoins le fait que c'est toujours avec
toi que j'en parle. On a été bons amis à diverses périodes en primaire, et je me souviens que, comme tout le monde, on adorait nos cartes Pokémon et notre tamagotchi Pikachu, chose immonde qui
n'était pas donné (150Francs je crois). Ce qui m'a le plus marqué chez toi en primaire, c'était un petit coup foireux de Fabien Foschianni en CE2 avec Mme Aymard. Il se trouve que tu devais avoir
un joli lot de car

tes DBZ ou un beau sac de
billes, et que durant la pause de midi quelqu'un te les avait volé. Fou furieux, je crois que c'était dans le sac de Fabien que tu les avais cherché en premier lieu, et où bien sûr tu les avait
retrouvé. Je garde aussi un très bon souvenir de la Vanoise où nous avons eu la chance avec Jonathan et Guillaume de dénicher au hasard la chambre la plus grande dotée de sa propre salle de bain.
Je n'ai malheureusement pas beaucoup de photos de nous quatre de cette sortie en pleine nature, étant donnée qu'elles ont été gribouillées au marqueur bleu et criblées de fléchettes, sûrement à
une époque où l'on s'entendait un peu moins bien. D'ailleurs, je crois aujourd'hui savoir quelles ont été les raisons de nos tensions en sixième. Il se trouve qu'il y avait piscine et que je
nageais comme une merde (et ça doit toujours être le cas, mais en mieux). Tu vais dû te moquer de moi, et vu comme il m'arrive d'être susceptible, on ne s'est retrouvé qu'avec l'italien en
quatrième. Il ne me semble pas avoir été spécialement proche de toi au lycée, peut-être tout simplement parce qu'on suivait pas du tout la même voie. Après, je dois dire qu'à la Fac pourrie où on
est, le peu d'heures de cours couplées aux nombreux piquets de grèves ont fait que nous avons largement eu le temps pour parler et sortir, même si je ne suis pas l'un de ceux qui sort le plus
souvent. Il faudra un jour que tu me dises le secret de ta "réussite" actuelle avec les filles. Et s'il te plaît, ne me sort pas que cela vient de ta botte secrète sur Internet ou sinon je ne
m'en remettrais jamais. Par contre, un immense merci, un merci sans limite, car tu m'as fait découvrir Fight Club, alors que je ne voulais même pas entendre parler de ce film. Outre le fait que
tu sois le colon de Jack (et hop, un jeu de mot stupide) ou alors son raz-le-bol, tu manques tout de même d'un petit truc, à savoir celui d'oser te battre avec quelqu'un. Et ce quelqu'un pourrait
être moi. Mais je sais que tu ne frappes pas les gens que tu aimes, et encore moins les hommes de ta vie! Sinon, je pense que tu es quelqu'un qui pourrait me motiver à refaire du sport. En
réalité, je n'attends qu'une seule chose: qu'une personne me pousse à aller au bout de mes limites - sportivement s'entend. Désormais, Jérémy court avec moi, mais j'ai espoir à ce que nous
reprenions tous deux nos footing, et ni le temps ni l'espace ne nous manquent à Lyon. Enfin... Ce n'est pas moi qui vais te donner des leçons sur ça, tu es bien plus au courant. Un petit plaisir
que j'ai avec toi est sans aucun doute nos soirées McDo où on prends nos milshake et autres desserts bien sucrés. Ca aussi va falloir renouveler, parce que force est de constater qu'on a tendance
à ne plus y aller à force. Outre le fait que tu fus un terrible opposant pas très agréable sur Ogame, j'ai eu plaisir à faire des avions en papier avec toi dernièrement, tout comme à retrouver la
méthode pour fabriquer des cocottes en papier. Et prochainement, normalement, nous aurons la chance de pouvoir fabriquer notre propre savon (j'ai les ingrédients, et je remercie Tommy pour cela)
et nos fumigènes aux quatre couleurs. Bref, durant toute

s ces années, paradoxalement, tu as été à la fois un étrange pote avec qui j'ai pu me prendre la tête bien comme il faut, mais aussi quelqu'un sur qui je pouvais bien compter, car à
ce sujet, je dois avouer que c'est sur toi que je compte le plus lorsqu'il y a besoin.
Laetitia a été ma consoeur de Maison de l'Esprit jusqu'à ce que je décide d'en donner la gouvernance à un personnage fictif. On se connaît grâce à Marion. Je t'avais déjà vu alors que j'étais en
primaire à son anniversaire. Je me rappelle parfaitement de ta coupe de l'époque, mais je ne juge pas, moi je me suis bien déguisé en fille... Toujours est-il que c'est en rentrant au journal
l'Autruche (nom qui m'a toujours paru pourri) qu'on a appris à se connaître. Je me souviens que tu ne voulais pas me dire ton nom de famille de peur que je moque de toi. Regarde mon cas,
maintenant on m'appelle Janine - tu es parfaitement au courant puisque c'est toi qui a inventé ça je crois. Un jour, sans aucune raison, tu me dis que tu as un lieu privilégié où trouver refuge,
cette fameuse MDL. Comme ça tombe bien, moi aussi. Je détruis l'ancienne pour en reconstruire une bien plus belle et puissante, qui sera pendant des années maîtresse et affirmera sa suprématie
entière sur la planète spirituelle que nous aurons créé. Malheureusement, ou par bonheur, tout dépendant du point de vue, je décide le 14 février 2009, jour de l'anniversaire de Victor, mais
aussi jour de la Saint Valentin que tu passeras seule, d'en donner la régence à un illustre individu imaginaire. Le règne de la MDL se termine chez moi tout en continuant chez toi. Pourtant, et
cela est heureux, ça ne nous empêche pas de nous parler (il manquerait plus que ça). Nos paris se sont toujours soldés par un échec de mon côté mais je persisterais à en lancer de nouveaux. De
plus, je resterais à jamais obstiné dans nos conversations. Ce sont d'ailleurs ces conversations qui font que j'aime être avec toi. Comme le dit Victor, il y a des amis pour chaque plaisir de la
vie: parler de cul avec untel, parler de choses intelligentes avec une autre, etc... Mais chez toi, ce que j'apprécie justement, c'est cette polyvalence. Quel que soit le moment, le lieu et le
sujet de discussion, sérieux ou pitoyable, j'adore. Bien sûr, parfois ça dégénère parce qu'on ne se comprend pas bien, mais on retourne dans le droit chemin, n'est-ce pas? Tu es l'une des rares
qui arrive à me faire jouir de la langue en m'écorchant vif l'intérieur de la paume, et ça, ne l'oublies jamais, car c'est pas donné à tout le monde. Ce que je regrette un peu, c'est que nous
n'ayons pu emménager en collocation. Mais bon, quelques problèmes ont entravés nos envies, et on doit faire avec. Peut-être que ce n'est pas si mal après tout, je ne sais pas si j'aurais pu
supporter le bordel monstre que tu laisses derrières ton passage. Ouais, j'exagère je sais, ne le prend pas mal. J'aurais

aussi adoré tenter de m'inscrire à Pékin Express avec toi,
mais évidemment, tu n'es pas une rapide, et voilà deux ans que nous loupons la date limite de dépôt des dossiers. Mais tu es comme ça, et c'est pas grave. J'ai tout de même espoir qu'un jour tu
seras assez folle pour tout laisser tomber pour aller élever des chèvres en Patagonie (près du Castle Shark, doublement contente) ou planter du café en Bolivie (près des Mayas, c'est encore
mieux), en tout bien tout honneur évidemment. Aïe, heureusement qu'il y a encore Véronique assez timbrée pour faire le tour d'Europe avec moi, parce que si j'attends sur ta motivation. Je te
demande de ne retenir qu'une seule et unique chose: si demain tu viens avec la ferme intention de t'exiler sur une île perdue du Laos, je te suivrais sans retard. Comme ça, on fumera de l'herbe à
pipe (à papier?) et, comme le dit si bien Proximo, "a Grande Putain nous allaitera de son lait bien gras jusqu'à ce que nous n'ayons plus soif, et après, peut-être, on retrouvera la vraie
liberté. La liberté vraie. Et pour te faire plaisir, parce que je sais que tu adores ça, je te dis du fond du coeur que je t'aime. Mais bon, je pourrais tout de même vivre sans toi, il y a une
limite à tout, même à l'amour inconditionnel. Ah, et j'ai faillit oublier, ton mot sur Facebook pour me souhaiter bon anniversaire a été l'un des meilleurs. Même le "vieux croûton" de Marion ne
te bat pas. Adieu, puisque tu aimes aussi cette expression passée de mode. Et essaie de t'exprimer d'une façon un peu moins vieillotte, ça c'est bon pour les abrutis qui font Histoire de
l'Art.
Que tous ceux qui n'ont pas de paragraphes propres ne soient pas contrariés ou gênés. Je ne les oublis pas, mais je n'ai pas le courage de faire un bloc sur tout le monde aujourd'hui. Peut-être
un jour. Et faites pas attention à la longueur non plus, Victor et Marion êtes un peu plus long et en premier, mais ça ne signifie pas grand chose.
Pour faire dans le cul-cul, puisque c'est bien parti depuis le début, une dédicace à toutes ces personnes, qui m'ont accompagné tout au long de ses 20 ans. On dirait que je fais un discours
d'adieu ou de départ à la retraite. C'est un peu ça, vu que la mort est proche. Donc voilà, trouvez votre nom dans la liste, si vous n'y êtes pas, c'est que je ne vous aime pas.
Hélène la nouvelle que j'adore, Roland, le petit pépère de Communay Béatrice la fille aussi têtue que moi, Tommy, le plus discret de tous mais il vous dira que c'est pas vrai Mylène celle
qui meurt et renaît t

ous les mois, Pauline mon amie qui me manque chaque jour,
Julie B la plus curieuse de toutes, Laurène à qui je tiens beaucoup, Sarah qui n'a pas voulu s'occuper de mon nain de jardin, Alexia qui devrait être plus enjouée, Marine qui devrait l'être un
peu moins, Elodie qui devrait dormir moins, Julie F qui est perdue de vue, Fany qui a faillit me convertir au socialisme, Charlotte qui m'a pardonné, Eva qui pourrait me faire chavirer (ouah
c'est bon), Aznif qui m'a tout appris, David qui a occupé mes temps morts au McDo, Alexandra qui doit changer de réveil, Véronique chez qui je squatte trop à mon goût et pas assez au sien,
Dimitri V qui sait faire rire les gens, Jean-Marcel qui sait le faire aussi, Marie qui voudrait courir toute nue dans les champs, Marie-Astrid ma chérie de rumeur, Alexis G le militaire du
premier rang, Anne la fille la plus étrange que je connaisse, Guillaume M le garçon le plus étrange que je connaisse, Anne-Laure qui est elle aussi étrange à sa façon, Jennifer qui est la fille à
qui parler lorsqu'on est triste, Bérénice qui a bien faillit me couper les chevaux mais non, Antoine mon double de prénom et nom, Chrystelle un peu trop curieuse aussi, Guillaume Mz le communiste
déluré qui ose pas l'avouer, Isabelle qui m'a bien occupé dans les trajets du bus, Laurie la fille sérieuse en cours, Lou la plus sympa de toutes, Nadège la protectrice des poissons, Paul mon
cousin par alliance, et plein d'autres.
Ne croyez pas que j'oubliais la famille et mes cousines. Ils sont tous trop nombreux pour que je les cite, alors je fais une grand lot avec tous.
Dans pas si longtemps je serais décédé. Donc j'espère que vous serez pour la plupart là à mon enterrement pour m'accompagner dans l'au-delà. Sérieusement, que cela dure le plus longtemps possible
lol. Et si je n'ai pas connu les hippies, c'est pas si grave, j'ai espoir que dans une cinquantaine d'années Victor trouve le moyen de remonter dans le passé et de me déposer au passage en
1950.
20 ans de vie sur Terre. Je parle comme si je disais 80 ans de vie sur Terre. Ce n'est pas rien, et j'ai la nette impression d'avoir vécu toute une vie. Ma naissance me parait si loin. On dit que
la vie est courte, mais pas du tout. Elle est longue et pleine de rebondissements. On peut vivre des milliers de choses, il suffit juste de les choisir et d'en profiter. Je ne veux pas quitter ce
monde sans avoir tout vu, sans avoir tout entendu, sans avoir tout sniffé, euh, pardon, senti. J'espère que vous m'accompagnerez tous à votre façon dans les expériences que je veux vivre, comme
manger des tarentules grillées ou me faire poursuivre par une tribu de cannibales pour finir une semi-retraite à Capri, entre deux épopées en Mer Egée.
Allé, comme on dit chez les marins, "Bon Vent"!