Joies Bigbangestes

Vendredi 19 juin 2009
Non content de m'être mis au whiskey en mars et à la clope juste dernièrement (et oui, il y a des anxiétés qui ne se soignent qu'au tabac, A DEFAUT de pouvoir me procurer de la morphine), je ne trouve dans l'immédiat d'autre solution que de me faire une cure de cinéma.

J'ai donc revu Alexandre le Grand, le vrai héros de tous les temps, mais je dois dire que je ne suis pas encore en mesure de l'égaler au niveau des conquêtes (de territoire, s'entend! A quoi pensiez-vous enfin!). D'autres films me paraissent intéressant à regarder, comme Sweet November, histoire de me remettre dans le bain de l'amour inconditionnel et du retour aux choses réelles en écartant tout ce qui est indispensable et futile de notre misérable vie. Mais le must, ce qu'il faut absolument que je vois - que dis-je - que je revois une énième fois, c'est Titanic.

Donc AVIS A LA POPULATION: je cherche une âme charitable qui serait disposée à me prêter ce magnifique film qu'on ose encore appeler un navet dans certains milieux et chez certaines personnes. Je ne paierais pas de location.

J'ose croire qu'il existe encore des possibilités pour l'amour sur cette Terre enfumée. Mais d'un autre côté, je recherche aussi des gens pour aller s'amuser parce que là, je me morfond et m'enfonce dans ce putain de fauteuil qui me sert de chaise de bureau.

Alors par pitié, "emmenez-moi" ailleurs parce que j'ai envi de faire la fête, de m'éclater, de PARIER LE TOUT !!!!!! Par contre, tout de suite, là, une soirée intime, non merci. Courrons dans les forêts d'or et de lumière, euh, dans les bars et les clubs de streap-tease, non, n'importe où pour rire et danser. Je suis même prêt à aller dans cette fameuse boîte où nous sommes pas allés, c'est dire (bon... après j'espère qu'une personne de sexe masculin viendra aussi, histoire de).

Un grand merci à Véro, au passage, pour nos petits verres en duo hier, et pour m'avoir expliqué que m'être bourré la gueule seul dans ma chambre mercredi soir par désespoir n'était pas la solution. Non seulement j'étais comme un vieil alcolo la clope au bec à boire mon muscat (encore ça va c'est doux), mais en plus je tombe sur un reportage "les jeunes ont tendance à boire un peu trop". Ouch, mais ça ne m'a pas empêché, et puis j'avais des raisons potables.

Voilà, donc je récapitule:

     - Titanic
     - Sorties n'importe où
Par Antoine
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Mercredi 27 mai 2009
Aujourd'hui est le jour fatidique des mes 20 ans de règne sur cette planète qui m'a accueilli en son sein. Alors pour célébrer dignement cet anniversaire, je vais résumer mon parcours terrestre sous toutes les formes inimaginables, des plus simples aux plus drôles, en passant par les moments d'espoirs et de désillusions.

J'introduirais ce joli discours tristounet par cette grandiose photo-montage totalement raté que j'ai fait hier, pressentant le danger qu'il y avait à entrer dans une nouvelle décennie. Me voilà donc, fidèle à moi-même et mes envies soudaines et parfois courtes, assis sur un tronc d'arbre sur ma plage adorée, en compagnie de mon futur van aux couleurs de la joie, ma guitare, ma planche de surf et mon ham ac. La belle chemise made in Paint vient compléter avec brio la scène en remplacement de mon traditionnel trois-quarts (trop sérieux ici et surtout pas adapté à la situation chaude de ce bord de mer).

Vous tous, qui lisez ce blog, me connaissez probablement assez bien. Que ce soit depuis ma naissance ou bien jusqu'à maintenant, l'un ou l'une d'entre vous m'a toujours suivi. Attention, attachez vos ceintures, vous allez assister à un renversement de la vapeur: la foire aux compliments commence!

Je connais Marion depuis la maternelle, et je dois admettre que même après les centaines, voire les milliers d'engueulades qu'on a eu, elle reste toujours l'une des personnes que je connais le mieux et avec qui j'ai les plus grands souvenirs (hormis les familiaux, on ne change pas un amoureux de ses cousines comme ça). Après s'être perdus de vue, ou plutôt s'être perdus de paroles (janexpression, dédicace à Victor), on a eu la chance - ou le malheur selon qu'on se parle ou pas - de se retrouver dans la même classe en seconde. Et pour le coup, là, je dois dire que je n'aurais su survivre seul sans toi, Mélissa et Pauline, dans cette classe de dégénérés regroupant les personnes les plus détestables de Communay (paix à leurs âmes). Je me rappelle encore les délires qu'on a eu en cours d'éco avec notre adulé Giustiniani, où tu écrivais en jaune fluo sur des feuilles blanches, si bien qu'on voyait rien. Si je me souviens bien, plus la couleur était claire et illisible, moins tu aimais le cours. C'est bien pour ça que tu es partie calculer des choses impossibles dans l'autre filière, rejoindre les autres, en me laissant seul entre deux filles tyranniques qui vivaient aux chiottes du lycée, mdr. C'est aussi toi qui m'a offert ma première Bonne Paye, avec Anne-Laure je crois, parce que j'y avais joué chez toi pour ton anniversaire et que j'avais adoré. C'est d'ailleurs là que je m'étais senti mal, t'offrant deux Minie-Mag alors que tu y étais abonnée. C'était en CM1 il me semble. D'ailleurs, en classe, entre les absences de Miss Peygeron et son remplacement par Mister Massardier, tu t'étais lancé un pari: me foutre 100 baffes durant l'année scolaire. Je sais qu'on ne se souvient plus du résultat (97? 99? 103?), ni même qui a réellement cassé les magnifiques lunettes roses à poids verts qui ornaient tes yeux bleus ( la bourde s'ils ne sont pas de cette couleur). C'est chez toi que j'ai ressenti la première fois l'alcool me monter à la tête. J'avais bu trop de vodka (rien comparé à ce que j'ingère maintenant), j'allais sur mes 17 ans (en retard par rapport aux autres, mais bon, apparemment j'ai toujours cultivé le retards), et je n'avais pas assez mangé de chips pour "éponger". Nous étions allé faire un petit tour au cimetière, dans le plus total respect des pauvres cadavres qui gisent dans les caveaux, et on s'était tous assis dans le gravier pour discuter. Il n'y a qu'avec toi que j'ai pu faire des choses comme ça, ou encore être assez fou pour t'offrir une Barbie Gothique qui ressemble à un transsexuel, ou bien me faire maquiller et habiller en gothique, être pris en photo avec toi, pour enfin les faire développer par mes grands-parents, aujourd'hui enjoués de t'appeler "la sorcière". Mais il ne faut pas le prendre mal, tout comme quand je vous ai dit à toi et Mélissa que je respectais plus Pauline que vous deux. Nous savons tous que ce n'était qu'une erreur bénigne de mot et non un lapsus révélateur. Et quand on parle politique, ne nous énervons plus pour des conneries aussi ridicules, surtout que j'aime entendre tous les beaux rêves dont tu parles. Qui sait, peut-être qu'un jour j'épouserais la cause communiste (et pas seulement parce que Marie-Georges est sexy lol). Quand je pense à toutes les beuveries (pas très glorieux) où j'ai pu te voir dans tous tes états, je n'ai que de bons souvenirs (mis à part quand Jérémy nous a fait chier ce fameux 21 janvier 2007 alors que nous couchions ensemble - euh, dans le même lit plutôt, mais presque). Et puis j'ai un excellent souvenir de la fois où tu es restée coincée dans les WC aux 18 ans de Mélissa. Tu étais pi-to-ya-ble, mais c'était bien marrant, quand tu n'arrivais même pas à t'accrocher au filet de la cage de foot. Fort heureusement, l'alcool très fort n'est pas le seul lien qui nous unit. Tu étais mon cahier de doléances en Terminale. Sans toi, le lundi à midi, comment aurais-je pu me plaindre de mes contrôles ratés en maths à cause de ce prof gros, laid, mais agréé? Au niveau des conquêtes amoureuses, tu es proche de moi en terme de nombre, sauf que je te devance d'un pas (tout petit) maintenant. J'aurais quand même bien aimé voir ce que ça aurait donné entre nous deux en seconde. Si je pouvais aller dans un monde parallèle où nous serions ensemble, je n'hésiterais pas. Puis peu à peu, tu as préféré (à mon grand damne) t'intéresser au "Beau Blond", au "pote à Pauline de 20 ans qui n'osait pas sortir sans l'autorisation de sa môman", et aux GBSD de tes rêves. Aujourd'hui, je dois avouer qu'au niveau amour, je ne sais pas où tu en es. Mais c'est pas grave, car je sais que tu seras la première à enfanter (ne le prends pas mal, ce terme n'est pas péjo) et à vivre pleinement une vie de couple. Je l'espère pour toit, mais pas pour moi. Comme le dit Depardieu, mourir pisseux dans mon lit, c'est pas pour moi. Enfin, je dois aussi dire à la France entière que tu as eu le courage de supporter, et bravo pour ça, mes entières retranscriptions du script de Titanic dans le bus, mes cours de positionnement des fourchettes réfrigérées sur une table et tout ce qui s'en suit et que je ne me rappellerais plus. Au fait, je ne pense pas que la maison de tes grands-parents à Lille soit en briques rouges près d'une route désaffectée et constamment sous un épais brouillard dû aux poussières de charbon de l'usine voisine. Moi et mes stéréotypes, tu connais. Pour conclure, car il faut une conclusion même si j'aurais des tonnes d'autres choses à dire, je vais te ressortir une de tes belles phrases: "à la fin, les fleurs sont toutes un peu les mêmes, une image que l'on pleure parmi les chrysanthèmes". J'espère que tu es plus enjouée que cette citation maintenant.

Victor est l'un de mes plus anciens amis qui me sont restés. On s'est connu en cinquième grâce à... une boîte de crayons de couleurs qui si on les humidifiait devenaient peinture. Certains souvenirs de cinquièmes abondent, d'autres moins. Je dois dire que je me rappelle surtout Céline, mon premier "Grand Amour". Lors de notre dernier slow, "j'ai encore rêvé d'elle", chanson qui témoigne bien des choses de l'amour lol, tu étais là, c'était chez Mélanie, ton ancien amour à toi. Puis je ne sais pas comment les choses en sont arrivées là, mais je suis parti avec Céline pour aller s'embrasser dans la cave (aujourd'hui, on partirais pour faire autre chose, mais bon). Et curieux comme tu étais, tu es passé par un autre accès de la cave, pas discret du tout, pour nous espionner. Mais pas d'bol, je t'ai vu. Je pense qu'on s'est encore mieux parlé dès la quatrième, surtout parce qu'on s'est assis à côté dans notre cour adoré: le Latin. C'est là que j'ai dessiné toutes mes conneries, et qu'on a eu le plus de délires ensemble, de l'enterrement d'Anne Fabre à la Déclaration Universelle des Droits du Latin et des Latinistes. On avait beau essayer de tenir des cahiers propres et en bon état, rien n'y faisait, il fallait toujours qu'ils soient totalement crades ou mal rangés (genre aucune feuille attachée au classeur, n'est-ce pas?). A cette époque, tu n'étais pas encore à fond sur la musique comme maintenant. Il me semble que tu étais sur le piano. Selon toi tu y joues très mal, mais je peux t'assurer que ce n'est pas le cas, crois-moi. Comme Marion, il ne faut pas le prendre mal si je ne viens souvent à vos concerts. Je ne suis pas un grand fan de musique d'harmonie ou de métal (même léger, comme l'aluminium en feuille, uh-uh, la blague), et ce n'est pas contre vous. Par contre, j'adore t'entendre jouer du piano chez toi, je trouve ça super et 100 fois mieux que lorsque c'est moi qui essaye. Pour en revenir au collège, la chose qui m'avait toujours frappé était cet amour incommensurable pour le molleton. Gris, vert kaki ou bleu outremer, le molleton t'accompagnais de partout. Et j'estime être fier de t'avoir fais mettre des jeans (là, normalement, tu te dis "ouah, pour qui il se prend celui-la, genre c'est lui qui m'a ouvert les yeux" et je te comprends car tu as raison). Je me souviens bien d'un jour en particulier avec Matthieu (pas celui de Mylène, l'autre qui ressemble plus à Marvin). C'est la fois où j'avais découvert, attention, le pseudo livre de cul chez moi, où il devait y avoir trois passages érotiques dans le tout le livre. Pourtant, c'était le truc du siècle pour moi. Et Giraud-Poivre qui était venue nous parler alors qu'on le lisait. Mdr, j'avais trop peur de me faire prendre. Quand je pense que depuis on a regardé les cassettes pornos de mes parents, je me dis que c'était soft. Je ne sais pas si tu te rappelles aussi des photos du calendrier pin-up à poil de mon oncle que j'avais fait passer à Justine et Elise. Quand même, heureusement que tu étais là dans pas mal de cours pour que je puisse zieuter sur tes copies, surtout en Latin, parce que je ne comprenais rien. Sinon, combien de fois as-tu tenté de m'apprendre la coinche, alors que moi je voulais rester jouer avec mes cartes Magic, cartes que nous inventions d'ailleurs nous-même? Je retrouve parfois quelques mots qu'on écrivait, et je ne peux résister à l'envie de t'offrir ceux-là: "c'è la mia cacà, c'è la mia crotta, c'è il mio ecremento, ci sono i miei descetti organi". Que du bonheur, non? J'ai un autre souvenir brillant de nous deux, lorsque j'ai voulu faire manger les épinards à Jessica, et qu'en plus, elle les mangeait. Qu'est-ce que j'ai pu être con. Mais je remarque que je ne suis pas le seul. En témoigne la séance d'arrachage de boutons avec Laetitia, aussi crétine que moi pour le coup, à Saint-Cyprien. A 18 et 19 ans, faire ça, franchement. Tu pourras raconter ça à tes petits-enfants dans 50 ans, "vous savez, j'avais un ami qui...." et ils seront tout heureux d'apprendre les merveilleuses conneries qu'on a pu faire. Au lycée, les choses ont fait que tu es parti t'éclater sur des mélanges chimiques pendant que moi je m'éclatais la tête sur des logarithmes népériens. Mais fort heureusement, il nous restait le lilas pourri de la cantine. Et là, tu comprends enfin à quel point ce vieil arbuste en plastique était aussi important pour moi. J'ai toujours été quelqu'un qui n'aimait pas le changement. Au collège, je regrettais la primaire, au lycée le collège, d'autant plus que dès lors, on avait tous été éparpillés dans les classes (encore que le dispa chement aurait pu être plus catastrophique). Ce lilas (pas Lëila hein) était alors l'endroit où on se retrouvait tous, et était ainsi pour moi un moyen de réduire ce changement et de retourner avec ceux que j'appréciais. Je ne crois pas avoir jamais été vraiment "brouillé" avec toi, peut-être un jour, mais alors ça m'est complètement sorti de la tête. Maintenant que tu es là, entre nous, je peux te dire quelque chose. J'ai toujours été jaloux de ta capacité à absorber toute cette quantité d'alcool, mais chut, c'est un secret. En attendant, même si il m'est arrivé quelques fois d'avoir été déçu - tout comme toi tu as dû l'être de moi pour x raisons - tu es l'un de mes plus vieux amis et je serais là si un jour tu as besoin de discuter ou de t'engueuler à propos des progrès de la science (il faut bien que quelqu'un soit contre après tout).

Mélissa et moi nous connaissons depuis la quatrième. Elle avait mangé seule pendant quelques jours à la cantine, puis ma bonté d'âme m'a dit: "Antoine, fais quelque chose pour cette fille, aide-la à se faire des amis et à ne pas rester seule". Voilà pourquoi Mélissa et moi-même somme restés ensemble jusqu'en Terminale. Mes souvenirs avec toi au collège sont peu nombreux, peut-être parce j'ai passé un an de plus de lycée en ta compagnie. Comment résumer trois années de lycée avec toi? Dur dur. En seconde, j'ai eu la chance de tomber avec toi, Marion et Pauline, fidèles épaules qui m'ont quand même fait souffrir, et qui ont écrit sur le poteau électrique de notre coin près des lauriers "TT l'étalon cherche... je ne sais plus quoi". Mais c'est en première qu'a débuté l'épopée Dispimamourienne. Je ne vais pas raconter encore une fois l'histoire du commencement, tout le monde la connaît. Je te dis merci. Merci pour quoi? Merci d'avoir aimer m'écouter blablater pendant des heures en cours, merci d'avoir écouté les aventures de la MDL, du Titanic et d'autres assiettes. Merci enfin pour toutes ces séances de dessins et de portraits que tu m'a permis de réaliser. Par contre, je ne te dis pas merci de ne m'avoir jamais - presque - laissé copier sur toi. Mais je te comprends, c'était pour mon bien. J'ai énormément de délires avec toi. Par exemple lorsque la Giraud la dépressive avait gueulé haut et fort dans la classe que je savais que les ballons de foot étaient jadis fais à partir de vessies de porcs, ou bien lorsque j'ai bien envoyé chier mentalement Dispicon le jour où il m'a interrogé sur les questions du texte qu'on avait à lire, questions auxquelles je n'avais, bien entendu, pas répondu. Ou aussi le "LOL" en cours d'italien. Quand je pense qu'en plus elle t'a interrogé juste après en grognant et que tu as su répondre. Nom de Dieu! Le local journal était aussi un bel endroit, où nous avons passé de bons moments à essayer de faire marcher ce putain d'ordinateur qui nous a fini par nous exploser à la gueule, si tu t'en rappelle. Mais le plus beau souvenir du lycée, je le dois à toi et Pauline. Je pense que tu peux t'en douter, c'est le jour où j'ai dû aller récupérer le crayon à papier de l'autre côté du loca du CDI. Ces TPE ont été une vraie merde à faire, mais par contre qu'est-ce qu'on a pu s'y éclater (je sais que tu as vraiment apprécié de travailler presque seule jusqu'au dernier moment, même à la bibliothèque de Lyon). Bref, la honte d'être allé me cacher derrière le petit mur en étant passé par la fenêtre du machin me poursuit encore aujourd'hui, tout comme lorsque j'avais écrit sur un petit bristol les trois questions à poser à la Thirion. La merde ouais, pas capable de m'en souvenir. En Terminale, je ne sais pas si tu te rappelles le jour où j'ai coincé ma bague dans l'aération. La bague était coincée sur ce doigt depuis plusieurs mois, et je ne trouve rien d'autre à faire que de rentrer dans la grille du radiateur (avec mon doigt évidemment). Je ne regrette pas les dessins de toi et Dispigno ni les dictées que je t'ai fait faire. Et je regrette encore moins la tête du dit prof lorsque j'ai offert ces fameuses roses. Un visage comme ça ne peut rester graver en mémoire que toute une vie; le plaisir de le voir faire un sourire crispé de jalousie. Miam. En quelque sorte, même si aujourd'hui on se perd peu à peu de vue étant donné que tu restes sur Bron, tu es mon amie à délires. Sans toi, la vie lycéenne aurait été bien désuète. J'espère qu'on pourra se voir un petit peu plus car, comme pour Victor et Marion par rapport à la musique, je ne suis pas non plus un grand fan de foot, donc je ne viens pas souvent te voir aux matchs. Néanmoins, sache que je te supporte très fortement mentalement. Et n'oublies pas que j'attends avec impatience que tu me fasses visiter l'Italie et toutes ses belles cités (sans pour autant aller voir les stades, très peu pour moi). Et quand donc nous présentes-tu Kakmaran? Depuis le temps que tu en parles (oups, j'espère qu'il passera pas par ici). Pauline et moi, on s'impatiente, et encore, je ne te parle pas de Julie. Allé, soit heureuse, et n'oublies pas que j'ai toujours cette bannière chez moi, ni que tu as été traître avec Marion en ne montrant pas ton soutif le jour où on s'est tous embrassés.

Anthony est probablement l'un de mes amis avec qui j'ai eu le plus de conflits depuis qu'on se connaît. Et nos points de vues divergent sur bien des choses. Mais au fond, ma poule, c'est aussi avec toi que j'ai le plus de liens en ce moment, et même si je dois avouer que ta vision de la gente féminine est totalement opposée à la mienne, reste néanmoins le fait que c'est toujours avec toi que j'en parle. On a été bons amis à diverses périodes en primaire, et je me souviens que, comme tout le monde, on adorait nos cartes Pokémon et notre tamagotchi Pikachu, chose immonde qui n'était pas donné (150Francs je crois). Ce qui m'a le plus marqué chez toi en primaire, c'était un petit coup foireux de Fabien Foschianni en CE2 avec Mme Aymard. Il se trouve que tu devais avoir un joli lot de cartes DBZ ou un beau sac de billes, et que durant la pause de midi quelqu'un te les avait volé. Fou furieux, je crois que c'était dans le sac de Fabien que tu les avais cherché en premier lieu, et où bien sûr tu les avait retrouvé. Je garde aussi un très bon souvenir de la Vanoise où nous avons eu la chance avec Jonathan et Guillaume de dénicher au hasard la chambre la plus grande dotée de sa propre salle de bain. Je n'ai malheureusement pas beaucoup de photos de nous quatre de cette sortie en pleine nature, étant donnée qu'elles ont été gribouillées au marqueur bleu et criblées de fléchettes, sûrement à une époque où l'on s'entendait un peu moins bien. D'ailleurs, je crois aujourd'hui savoir quelles ont été les raisons de nos tensions en sixième. Il se trouve qu'il y avait piscine et que je nageais comme une merde (et ça doit toujours être le cas, mais en mieux). Tu vais dû te moquer de moi, et vu comme il m'arrive d'être susceptible, on ne s'est retrouvé qu'avec l'italien en quatrième. Il ne me semble pas avoir été spécialement proche de toi au lycée, peut-être tout simplement parce qu'on suivait pas du tout la même voie. Après, je dois dire qu'à la Fac pourrie où on est, le peu d'heures de cours couplées aux nombreux piquets de grèves ont fait que nous avons largement eu le temps pour parler et sortir, même si je ne suis pas l'un de ceux qui sort le plus souvent. Il faudra un jour que tu me dises le secret de ta "réussite" actuelle avec les filles. Et s'il te plaît, ne me sort pas que cela vient de ta botte secrète sur Internet ou sinon je ne m'en remettrais jamais. Par contre, un immense merci, un merci sans limite, car tu m'as fait découvrir Fight Club, alors que je ne voulais même pas entendre parler de ce film. Outre le fait que tu sois le colon de Jack (et hop, un jeu de mot stupide) ou alors son raz-le-bol, tu manques tout de même d'un petit truc, à savoir celui d'oser te battre avec quelqu'un. Et ce quelqu'un pourrait être moi. Mais je sais que tu ne frappes pas les gens que tu aimes, et encore moins les hommes de ta vie! Sinon, je pense que tu es quelqu'un qui pourrait me motiver à refaire du sport. En réalité, je n'attends qu'une seule chose: qu'une personne me pousse à aller au bout de mes limites - sportivement s'entend. Désormais, Jérémy court avec moi, mais j'ai espoir à ce que nous reprenions tous deux nos footing, et ni le temps ni l'espace ne nous manquent à Lyon. Enfin... Ce n'est pas moi qui vais te donner des leçons sur ça, tu es bien plus au courant. Un petit plaisir que j'ai avec toi est sans aucun doute nos soirées McDo où on prends nos milshake et autres desserts bien sucrés. Ca aussi va falloir renouveler, parce que force est de constater qu'on a tendance à ne plus y aller à force. Outre le fait que tu fus un terrible opposant pas très agréable sur Ogame, j'ai eu plaisir à faire des avions en papier avec toi dernièrement, tout comme à retrouver la méthode pour fabriquer des cocottes en papier. Et prochainement, normalement, nous aurons la chance de pouvoir fabriquer notre propre savon (j'ai les ingrédients, et je remercie Tommy pour cela) et nos fumigènes aux quatre couleurs. Bref, durant toutes ces années, paradoxalement, tu as été à la fois un étrange pote avec qui j'ai pu me prendre la tête bien comme il faut, mais aussi quelqu'un sur qui je pouvais bien compter, car à ce sujet, je dois avouer que c'est sur toi que je compte le plus lorsqu'il y a besoin.

Laetitia a été ma consoeur de Maison de l'Esprit jusqu'à ce que je décide d'en donner la gouvernance à un personnage fictif. On se connaît grâce à Marion. Je t'avais déjà vu alors que j'étais en primaire à son anniversaire. Je me rappelle parfaitement de ta coupe de l'époque, mais je ne juge pas, moi je me suis bien déguisé en fille... Toujours est-il que c'est en rentrant au journal l'Autruche (nom qui m'a toujours paru pourri) qu'on a appris à se connaître. Je me souviens que tu ne voulais pas me dire ton nom de famille de peur que je moque de toi. Regarde mon cas, maintenant on m'appelle Janine - tu es parfaitement au courant puisque c'est toi qui a inventé ça je crois. Un jour, sans aucune raison, tu me dis que tu as un lieu privilégié où trouver refuge, cette fameuse MDL. Comme ça tombe bien, moi aussi. Je détruis l'ancienne pour en reconstruire une bien plus belle et puissante, qui sera pendant des années maîtresse et affirmera sa suprématie entière sur la planète spirituelle que nous aurons créé. Malheureusement, ou par bonheur, tout dépendant du point de vue, je décide le 14 février 2009, jour de l'anniversaire de Victor, mais aussi jour de la Saint Valentin que tu passeras seule, d'en donner la régence à un illustre individu imaginaire. Le règne de la MDL se termine chez moi tout en continuant chez toi. Pourtant, et cela est heureux, ça ne nous empêche pas de nous parler (il manquerait plus que ça). Nos paris se sont toujours soldés par un échec de mon côté mais je persisterais à en lancer de nouveaux. De plus, je resterais à jamais obstiné dans nos conversations. Ce sont d'ailleurs ces conversations qui font que j'aime être avec toi. Comme le dit Victor, il y a des amis pour chaque plaisir de la vie: parler de cul avec untel, parler de choses intelligentes avec une autre, etc... Mais chez toi, ce que j'apprécie justement, c'est cette polyvalence. Quel que soit le moment, le lieu et le sujet de discussion, sérieux ou pitoyable, j'adore. Bien sûr, parfois ça dégénère parce qu'on ne se comprend pas bien, mais on retourne dans le droit chemin, n'est-ce pas? Tu es l'une des rares qui arrive à me faire jouir de la langue en m'écorchant vif l'intérieur de la paume, et ça, ne l'oublies jamais, car c'est pas donné à tout le monde. Ce que je regrette un peu, c'est que nous n'ayons pu emménager en collocation. Mais bon, quelques problèmes ont entravés nos envies, et on doit faire avec. Peut-être que ce n'est pas si mal après tout, je ne sais pas si j'aurais pu supporter le bordel monstre que tu laisses derrières ton passage. Ouais, j'exagère je sais, ne le prend pas mal. J'aurais aussi adoré tenter de m'inscrire à Pékin Express avec toi, mais évidemment, tu n'es pas une rapide, et voilà deux ans que nous loupons la date limite de dépôt des dossiers. Mais tu es comme ça, et c'est pas grave. J'ai tout de même espoir qu'un jour tu seras assez folle pour tout laisser tomber pour aller élever des chèvres en Patagonie (près du Castle Shark, doublement contente) ou planter du café en Bolivie (près des Mayas, c'est encore mieux), en tout bien tout honneur évidemment. Aïe, heureusement qu'il y a encore Véronique assez timbrée pour faire le tour d'Europe avec moi, parce que si j'attends sur ta motivation. Je te demande de ne retenir qu'une seule et unique chose: si demain tu viens avec la ferme intention de t'exiler sur une île perdue du Laos, je te suivrais sans retard. Comme ça, on fumera de l'herbe à pipe (à papier?) et, comme le dit si bien Proximo, "a Grande Putain nous allaitera de son lait bien gras jusqu'à ce que nous n'ayons plus soif, et après, peut-être, on retrouvera la vraie liberté. La liberté vraie. Et pour te faire plaisir, parce que je sais que tu adores ça, je te dis du fond du coeur que je t'aime. Mais bon, je pourrais tout de même vivre sans toi, il y a une limite à tout, même à l'amour inconditionnel. Ah, et j'ai faillit oublier, ton mot sur Facebook pour me souhaiter bon anniversaire a été l'un des meilleurs. Même le "vieux croûton" de Marion ne te bat pas. Adieu, puisque tu aimes aussi cette expression passée de mode. Et essaie de t'exprimer d'une façon un peu moins vieillotte, ça c'est bon pour les abrutis qui font Histoire de l'Art.

Que tous ceux qui n'ont pas de paragraphes propres ne soient pas contrariés ou gênés. Je ne les oublis pas, mais je n'ai pas le courage de faire un bloc sur tout le monde aujourd'hui. Peut-être un jour. Et faites pas attention à la longueur non plus, Victor et Marion êtes un peu plus long et en premier, mais ça ne signifie pas grand chose.
Pour faire dans le cul-cul, puisque c'est bien parti depuis le début, une dédicace à toutes ces personnes, qui m'ont accompagné tout au long de ses 20 ans. On dirait que je fais un discours d'adieu ou de départ à la retraite. C'est un peu ça, vu que la mort est proche. Donc voilà, trouvez votre nom dans la liste, si vous n'y êtes pas, c'est que je ne vous aime pas.

Hélène la nouvelle que j'adore, Roland, le  petit pépère de Communay Béatrice la fille aussi têtue que moi, Tommy, le plus discret de tous mais il vous dira que c'est pas vrai Mylène celle qui meurt et renaît tous les mois, Pauline mon amie qui me manque chaque jour, Julie B la plus curieuse de toutes, Laurène à qui je tiens beaucoup, Sarah qui n'a pas voulu s'occuper de mon nain de jardin, Alexia qui devrait être plus enjouée, Marine qui devrait l'être un peu moins, Elodie qui devrait dormir moins, Julie F qui est perdue de vue, Fany qui a faillit me convertir au socialisme, Charlotte qui m'a pardonné, Eva qui pourrait me faire chavirer (ouah c'est bon), Aznif qui m'a tout appris, David qui a occupé mes temps morts au McDo, Alexandra qui doit changer de réveil, Véronique chez qui je squatte trop à mon goût et pas assez au sien, Dimitri V qui sait faire rire les gens, Jean-Marcel qui sait le faire aussi, Marie qui voudrait courir toute nue dans les champs, Marie-Astrid ma chérie de rumeur, Alexis G le militaire du premier rang, Anne la fille la plus étrange que je connaisse, Guillaume M le garçon le plus étrange que je connaisse, Anne-Laure qui est elle aussi étrange à sa façon, Jennifer qui est la fille à qui parler lorsqu'on est triste, Bérénice qui a bien faillit me couper les chevaux mais non, Antoine mon double de prénom et nom, Chrystelle un peu trop curieuse aussi, Guillaume Mz le communiste déluré qui ose pas l'avouer, Isabelle qui m'a bien occupé dans les trajets du bus, Laurie la fille sérieuse en cours, Lou la plus sympa de toutes, Nadège la protectrice des poissons, Paul mon cousin par alliance, et plein d'autres.
Ne croyez pas que j'oubliais la famille et mes cousines. Ils sont tous trop nombreux pour que je les cite, alors je fais une grand lot avec tous.

Dans pas si longtemps je serais décédé. Donc j'espère que vous serez pour la plupart là à mon enterrement pour m'accompagner dans l'au-delà. Sérieusement, que cela dure le plus longtemps possible lol. Et si je n'ai pas connu les hippies, c'est pas si grave, j'ai espoir que dans une cinquantaine d'années Victor trouve le moyen de remonter dans le passé et de me déposer au passage en 1950.

20 ans de vie sur Terre. Je parle comme si je disais 80 ans de vie sur Terre. Ce n'est pas rien, et j'ai la nette impression d'avoir vécu toute une vie. Ma naissance me parait si loin. On dit que la vie est courte, mais pas du tout. Elle est longue et pleine de rebondissements. On peut vivre des milliers de choses, il suffit juste de les choisir et d'en profiter. Je ne veux pas quitter ce monde sans avoir tout vu, sans avoir tout entendu, sans avoir tout sniffé, euh, pardon, senti. J'espère que vous m'accompagnerez tous à votre façon dans les expériences que je veux vivre, comme manger des tarentules grillées ou me faire poursuivre par une tribu de cannibales pour finir une semi-retraite à Capri, entre deux épopées en Mer Egée.

Allé, comme on dit chez les marins, "Bon Vent"!
Par Antoine
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Lundi 8 décembre 2008
Deck the halls with boughs of holly, 
Fa la la la la, la la la la. 


Noël dans la plus belle ville de France, après Paris...
Noël dans le plus agréable quartier de France, après Montmartre...
Noël dans le plus beau Marché de Noël, après celui de Strasbourg...

Metz... Ville de Lumières pour les fêtes...

En attendant d'avoir l'immense plaisir de retrouver des photos de Noël à la maison, de notre sapin de Noël que j'ai moi-même fait cette année, et seul, de toutes nos décorations et de notre crèche d'extérieur, c'est avec joie et nostalgie que je vous offre des clichés de Noël à Metz.
Puisse le Marché de Noël de Lyon être un jour aussi beau que celui de Metz, Strasbourg ne pouvant être égalé en France.





Première et deuxième images: Vues des Marchés de Noël - car il y en a plusieurs - avec la Cathédrale en fond.
Troisième image: Noël devant la gare de Metz.
Quatrième image: Noël devant la mairie de Metz.
Cinquième Image: Halot de Noël surplombant la Cathédrale de Metz.

Que je regrette ce marché, ses douces odeurs de chocolat chaut, de mashmallos enrobés de chocolat fondu, ses gens si accueillants et ses stands et petites cabanes où l'on pouvait découvrir mille et une choses inutiles.
L'atmosphère était chaude, alors que la température était basse. Parfois, certains soirs, malheureusement pas tous, il neigeait. Et on achetait des bonnets de Père Noël, un à chaque année, étant vite abîmés.
Je me rappelle qu'un soir, Jonathan et Angelo avaient entourés mon père, ou Philippe, en se faisant passer pour des gardes du corps. Ils écartaient les gens, et le pire, c'est que ça marchait. On en a une vidéo. Hilarant.
Le plus souvent, on y allait en dernière minute, acheter les cadeaux qu'on avait oublié. Mais qu'est-ce que c'était bien. Et puis on devait tout de même se dépêcher de rentrer, courir pour aller chercher la voiture au Saint-Jacques, pour être à l'heure pour le premier repas, très léger. Ensuite, on partait tous à la messe, et je ne regrette sûrement pas ces messes.
Je me rappelle qu'on était tous à se bousculer dans la salle de bain pour se laver, se maquiller pour les femmes, ou faire d'autres choses. C'était le bordel, mais un si agréable bordel! Imaginez 25 personnes qui veulent toutes aller se préparer ou fignoller leur préparation 20mn avant de partir... Je vous laisse imaginer...
La messe était toujours agréable. Pourquoi? Tout simplement parce qu'elle était animée, et qu'il y avait toujours une reconstitution de la vie de Jésus, Marie, ou une fois de l'Arche d'Alliance (pas le film, évidemment). Elle finissait toujours par le traditionnel "Il est né le Divin Enfant", mais on ne ratait pas non plus "Douce Nuit", en allemand... Etrange à chanter, surtout lorsqu'on ne sait pas le parler. Vive la prononciation, mais c'était cool.
On rentrait alors. Je me rappelle qu'étant petit, je regardais le ciel tout le long du retour, espérant voir le traineau du Père Noël. Doux rêve... Les cadeaux avaient été installés par ceux qui n'allaient pas à la Metz, et les plus petits étaient couchés, car ils les ouvraient au matin.
Et là, c'était d'abord un nouvel apéro, kir et toats, bien sûr. Très bons. Puis mon grand-père prenait les paquets un à un et on les devinait. Ca durait très longtemps, mais, pardonnez l'expression, "putain que c'était super".
Sautons dans le temps de deux à trois heures. Puis on mangeait, peut-être à  minuit, et on finissait très très tard. Mais on mangeait super bien. Et rebelotte le lendemain, où c'était les huîtres, le fois gras, et le saumon (la veille, escargots, noix de saint-jacques, et fois gras aussi).

Bref, Noël d'antant, Noël à jamais dans ma mémoire. C'est triste que cette vieille tradition se soit perdue depuis maintenant deux ans. Mais mes grands-parents étant fatigués à force, je les comprends tout à fait. Cette année, nous seron bien moins, les couples alternant les Noël en famille. Mais sur le fond, le terrain change. Après Perpignan, où la chaleur était très décevante (et les citrons sur le citronnier le 25 décembre), c'est à Chasse cette année. L'ambiance à tendance à devenir de moins en moins exaltante, mais Noël reste Noël, et pour moi, c'est toujours le meilleur. Rien ne peut plomber Noël; ma propre mort n'y arriverait pas. De l'Au-Delà, je le fêterais...

A dans deux heures pour de nouvelles photos de chez moi, ou à demain.
Par Eowann
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Lundi 10 novembre 2008

Voici la retranscription du texte de notre petit spectacle pour les 20 ans de Jérémy. Il a été un peu plus abrégé sur scène, mais ce fut très bien réussi.


Introduction.


Musique : Mona Lisa Smile Theme - Rachel Portman.


Qu'entendront ses petits-enfants lorsqu'ils demanderont comment était-il dans sa jeunesse ? Un rapport détaillé de ses faits et gestes peut-être. Ou alors une image idéalisée d'un jeune homme attiré par beaucoup de choses, mais n'ayant pas toujours pu les atteindre.

L'histoire de Jeremy Janin pourrait se raconter les yeux fermés. Fils d'un père jadis surnommé Tonton Willy et d'une mère toujours aussi charmante avec l'âge, Jeremy a, nous le pensons, réussit sa vie telle qu'il la voulait du haut de ses 20 ans.

Mais voilà. Jeremy a aussi dû faire face à de cuisants échecs dans certains domaines. Est-il vraiment utile de vous les rappeler ? Je citerais tout d'abord les grandes conquêtes de notre cher cousin. Amant éploré qui n'est jamais parvenu à conquérir son éternel grand amour, la dénommée Jenifer - votre fille, entre parenthèses, Monsieur et Madame Grand - malgré quelques vaines tentatives, il s'est rabattu sur d'autres filles, la dernière à cette date étant une certaine Glawdys (je me dois de vous rappeler au passage qu'il s'est fait là aussi remballer). Jeremy nous dira qu'il a eu beaucoup de copines, mais ce que nous pouvons à ce jour retenir, c'est que nous n'en avons réellement vu aucune.

Mais tout ceci n'est qu'un bref aperçu de Jeremy. On ne saurait le résumer à un malchanceux en amour. Nous aurions pu vous montrer un Jeremy sans ses vices ou ses défauts. Il nous a toutefois paru plus judicieux de vous le dévoiler sous ses faces les plus abruptes.

Car Jeremy est un boulanger fatigué qui n'a pas toujours fait de très bons pains. Car Jeremy est aussi un chasseur alcoolique qui fume comme un pompier. Car Jeremy, absorbé par ses parties de pétanque et de foot, rate souvent l'occasion de faire des galipettes.


I. La boulangerie.


Musique : Boulangerie Pâtisserie - Ultra Vomit.


Comme vous le savez tous, pour Jeremy, la boulangerie pâtisserie est une vocation. Jérémy a très tôt abandonné les bancs scolaires ennuyants où il devait apprendre des choses qui ne l'intéressaient pas plus que ça. Voilà pourquoi notre saltimbanque de cousin s'est retrouvé propulsé en CAP pâtisserie chocolaterie glacerie confiserie. Peu convaincu par la discipline et essuyant un premier échec aux examens, il se reconvertit dans la boulangerie. Jérémy finira par rentrer dans la grande famille des Compagnons du Devoir. Cette formation ne correspondant pas à ses attentes (on va dire ça comme ça, mais tout le monde sait qu'il a arrêté car c'était trop dur), et surtout messieurs dames, nostalgique de sa magnifique et inoubliable famille, il débarque un beau jour à Communay avec toutes ses valises, pour ne plus jamais retourner dans cette ville de fous qu'est Besançon, dans cette ville de misère qu'est Besançon.

Il fait donc dès 2006 son apprentissage à la boulangerie de Chuzelles, village très très connu par Jeremy (je ne m'étendrais pas, bien sûr, sur la fréquentation du PMU de chez Maurice). Pour le rappeler à son bon devoir, les communions et les anniversaires entraînent fréquemment notre boulanger familial à nous faire de belles pièces montées ou autres framboisiers, allant jusqu'à remuer ciel et terre et à donner le meilleur de soi-même pour ravir sa famille. Mais, et ça tout le monde le sait, le summum de l'art culinaire de Jérémy est son pain. Pour la préparation du mariage d'Emmanuelle et Xavier, ici présents, il a préparé un pain au four ma foi pas si mauvais.

Mais Jeremy reste toutefois un humain. Et on sait tous que même le meilleur boulanger peut faire de très mauvais pains lorsqu'il est fatigué. Jeremy n'échappe pas à la règle. Alors si vous allez à Carrefour Vénissieux, où il travaille en ce moment, méfiez-vous brave gens! Et regardez son emploi du temps de la veille. Car s'il est allé à la chasse, puis à un concours de je ne sais quoi, pour finir à une soirée de débauche et de beuverie, vous pouvez être certains que cela se ressentira dans les quelques 4000 baguettes qu'il prépare à la journée.

Et justement, hier Jérémy était très fatigué. C'est pour cela que nous vous avons concocté une petite compilation de ses meilleurs pains. Jeremy nous fait découvrir avec joie ses plus grandes réalisations. Au menu messieurs dames, pains ... D'ailleurs, le voici qui arrive pour vous les faire déguster. Envoi musique.


II. La chasse.


Musique : 30 millions d'amis - Jack Arel.


On sait tous qu'il y a toujours des enquêtes en cours pour savoir comment Jeremy a pu réussir son examen du permis de chasser. En effet, Jeremy adore la chasse, c'est sa plus grande passion. Seulement voilà, entre les soirées trop arrosées du samedi soir, les casse-croûtes prolongés du dimanche matin et la bouteille de rouge toujours à portée de main (et oui, il fait soif à la chasse), les journées de chasse ne sont pas de tout repos. Quand à cela viennent se greffer les clopes et le portable: la belle sortie nature se transforme vite en mission impossible. Et pour vous montrer cela plus concrètement remettons-nous dans le contexte:

Dimanche, 7h30, légère brume sur les hauteurs de Chuzelles. Jeremy, tout pimpant, mais plus tout frais, arrive au coin du bois. Entrée chasseur PM, envoi de la musique.

Comme à son habitude, premier réflexe du matin: allumer une cigarette (PM allume puis marche, envoi des aboiements de chien).

Ça y est. Les chiens ont levé quelque chose!!! Serait-ce un lièvre, un lapin, un chevreuil ou un sanglier?? Mais ça, Jeremy le sait! A la voix des chiens, il sait reconnaître le type du gibier. Sur ce coup, il détermine assez rapidement que c'est un beau lièvre d'une dizaine de livres. Toujours avec son expérience avancée des techniques de chasse, il détermine que maître capucin n'allait pas se sortir des fourrés de sitôt. Bien évidemment, il décide de faire une petite pause bien méritée après cette demi-heure de chasse éreintante. Ses connaissances en œnologie étant aussi développées que son instinct de chasseur, le bienheureux Jeremy décide de sortir un grand cru de son carnier (PM pose le siège, feint de sortir le rouge de la poche, et fais tomber les boules de pétanques).

Mais non malheureux!!! La pétanque, c'est le samedi après-midi!!! Il faut ranger ton matériel!!! J'ai dit: Jeremy décide de sortir un grand cru de son carnier!!! (il fait tomber le ballon de foot et tire dedans).

Enfin ... !!! Jeremy !!! On sait aussi que tu aimes bien le foot. Mais là, ce n'est toujours pas le moment!!! (excuses de PM). Bon, on reprend: Jeremy décide de sortir un grand cru de son carnier!!! Et là, ô joie, Jeremy sortit enfin sa vinasse. A peine sortie, le soi-disant capucin qui devait se trouver à des kilomètres, surgit d'un seul bond du bois (entrée d'Alexis). Jeremy, surprit, la clope au bec, la bouteille à la main, et le fusil sur le dos, tenta d'un tir éclair de couper net à la nargue insolente de maître capucin (Alexis fait des mimiques, les pétards sont jetés, PM tire et rate).

Le coup parti, le lièvre s'enfuit (Alexis regagne sa cache). Bien comme à son habitude, Jeremy, malheureux chasseur, rate encore sa cible. Jeremy nous dirait qu'il a été malchanceux, que les cartouches n'avaient pas de plombs, qu'il y avait de la boue sur le viseur, ou qu'enfin il a fait preuve de bonté en le réservant pour l'année suivante car il serait plus gros.

Notons messieurs dames! Notons messieurs dames!!, que cette année fut et est encore exceptionnelle!! Tous les gibiers tirés par Jeremy au sol (lièvres et lapins) ont été tués. Notre cher Jeremy jouit donc cette année d'une incommensurable adresse. Nous pouvons donc tous le féliciter (sortie du chasseur sous les applaudissements).


III. Les filles.


            A. Martine la moche.


Musique : Ti Amo - Umberto Tozzi


Comme je vous l'ai rappelé précédemment, les filles et Jeremy, c'est toute une histoire. Une histoire qui n'existe pas certes, mais une histoire tout de même. C'est pour cela, que tous ensemble, nous avons décidé Jeremy, de te trouver la fille qui te correspondrait le plus.

Dans un premier temps, nous avons sélectionné rien que pour toi une fille intelligente, une fille instruite, avec laquelle tu pourrais passer de bons moments bien chaleureux et bien coquins. Mais la voici qui débarque parmi nous.


Dimitri entre : « Bonjour messieurs dames, et surtout bonjour à toi Jeremy. Je me présente, je m'appelle Martine et mon nom de famille c'est Idraille. A l'école, tout le monde m'embêtait en me disant: ''Alors Martine, tu me sers un martini dry?'', vous voyez la blague ? On se moque pas s'il vous plaît dans l'assemblée. Je suis mannequin pour le Chasseur Français et je suis tombée amoureuse de toi lors de ton passage dans l'émission L'Amour est dans le Fournil. Je suis très amoureuse de toi, et j'aimerais énormément te faire un gros poutou. Et j'aimerais bien sur la bouche ».


Dimitri saute sur Jeremy et l'embrasse un peu de partout, puis repart.


                B. Roberte la gay.


Musique : La petite maison dans la prairie - Unknown.


Excuses-nous Jeremy, je crois que nous nous sommes un peu trompés pour cette première demoiselle. On va t'en présenter une deuxième. Alors là, on t'a bien gâté. C'est une fille comme tu les aimes: elle aime la chasse, elle aime la forêt, elle aime les beaux mecs virils comme toi. Je vous présente donc Roberte, prête à combler chacun de tes désirs.


Maxime entre : « (il arrive en traînant son fardeau de bois) Jérémy, mon petit chéri... Je m'appelle Roberte et j'ai 61 ans. Je suis bûcheronne en Franche-Comté. Alors je te propose un truc: c'est que tu vienne empiler un peu de bois avec moi, et puis comme on m'a dit que t'aimais bien la nature, tu me brouteras la pâquerette par la même occasion (idem pour les bisous) ».


                C. Kimber la chaudasse.


Musique : Alerte à Malibu - Unknown.


Et merde. Encore une fois, on s'est trompé. Visiblement, tu n'es pas attiré non plus par les gros bonhommes virils et poilus. Ah mais attends. On m'a dit qu'une dernière personne voulait faire son entrée. On me souffle dans l'oreillette qu'elle se nomme Kimber et qu'elle va arriver d'un instant à l'autre. Envoi musique


Cris entre : « Salut les cocos. Alors moi, c'est Kimber, j'ai 15/² ans. J'suis en école de littérature, en 4ème exactement du collège. J'ai hâte d'avoir 18 ans, pas pour m'faire un tatouage car j'en ai déjà un, ni pour avoir un permis comme toi Jérémy, mais pour refaire mes seins. Je les trouve un peu petits pour du 95d , rires débiles. Alors moi, j'aimerais bien qu'on forme une belle famille, dans un beau manoir du 18ème, et pleins de petits chihuahuas que t'emmèneras à la chasse. Mais tu tueras pas les petits pin pins. Fais-moi un gros bisou mon gros cochon ».


Cris fait trois fois le tour de jéremy son doigt sur son front, une écharpe froufrou autour du cou en faisant des bisous à la salle.


                D. La poupée gonflable.


Musique : Alléluia du Messie - Les Petits Chanteurs, Destinée - Guy Marchand.


C'est vrai, je pense qu'on est vraiment pas de très bons conseillers matrimoniaux. Tu veux bien qu'on te présente une dernière femme?

Je crois qu'enfin nous t'avons trouvé la femme idéale. Une femme extraordinaire, capable d'assouvir tes fantasmes les plus inavouables. Une femme qui ne te contredira jamais et qui t'écoutera toujours. Une femme qui ne te méprisera pas et qui t'obéira, pour qu'enfin tu ais le dessus. Une femme idéale, proche de l'image que tu t'en fais, et dotée de tous les attributs physiques qui te rendront heureux.

On ne va pas te mentir, elle ne t'aidera probablement jamais à faire la vaisselle - bien qu'aujourd'hui tu sois habitué - et elle ne te feras sûrement jamais d'enfants. Mais est-ce vraiment ce dont tu attends d'elle ? Non. Du moment qu'elle te donne du plaisir... Maintenant, lèves les yeux au ciel, et pries le Seigneur de te l'envoyer.


Antoine, Pierre Mikaël, Dimitri, Maxime et Cris sortent des coulisses et abordent des vieilles ou des vieux (selon les sexes des personnages) pour les inviter à danser sur la musique. Alexis prends le micro et fait semblant de chanter la musique.


Conclusion.


Jérémy. Nous espérons que tu n'as rien pris au premier degré. En tout cas, tu n'as jamais cessé de rester le même, fidèle à toi-même. Ton manque de tact avec les filles ou ta passion de la chasse, de la pétanque et du foot ainsi que ton engagement au travail ont aujourd'hui fondés ta personnalité

Entrer dans une nouvelle décennie, ce n'est en réalité pas grand chose. Comme ta grand-mère Ginette l'a dit récemment lors de ses 70 printemps, ça ne fait ''ni chaud ni froid''. Mais sache tout de même que c'est néanmoins l'occasion de prendre de nouvelles résolutions. Et je pense qu'aux vues de ce qu'on vient de te montrer, il n'est pas nécessaire de préciser lesquelles.

Encore une fois, bon anniversaire.


Par Eowann
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Mardi 4 novembre 2008
Pour la deuxième année consécutive dans l'histoire de notre amitié, nous fêtons lundi 10 novembre 2008 la grande journée qui célèbre l'aide apportée par les Amérindiens à leurs futurs destructeurs venus d'Europe qui seraient morts de faim s'ils n'étaient pas intervenus pour leur apprendre l'agriculture.

Si l'année dernière nous fêtions ce repas à quatre, cette année, plus de personnes seront conviées. De plus, afin de respecter la tradition, nous allons concocter un menu-type de Thanksgiving. Par contre, je vais essayer de trouver d'autres recettes que celles employées l'année passée, tout d'abord pour changer un peu, mais aussi car certains plats n'ont pas été appréciés à leur juste valeur (la purée de patates douces au sucre de canne et aux noix de pécan). Nous modifions en outre le dessert, au grand damne des puritains, en le remplacant par une bûche de Noël.
Enfin, pour faire d'une pierre deux coups, s'ensuivra la soirée dégustation de thés et de tisanes, que l'on doit faire depuis pas mal de temps.



Traditionnelle Soupe au Potiron
Dinde farcie aux Marrons et sa Sauce aux Abattis
Gelée de Canneberge
Epis de Maïs et Petits-Pois au Beurre
Oignons à la Crème et Champignons
Fromages Américains
Bûches Patissières et Glacées

Pain de Maïs
Lait de Poule
Eau et Vin de Table

Dégustation de Thés et Tisanes
Petits Sablés


Par Eowann
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