Ca fait un baille que je n'avais pas mis les pieds ici, que ce soit pour voir ce qu'il y avait de
nouveau (quoi que vu que c'est moi qui l'écrit, je sais très bien s'il y a du nouveau ou non, mais bref, passons) ou pour écrire quelques petites bêtises.
En réalité, je crois que je vais faire un petit medley de toutes les belles choses qui me sont arrivées depuis ces derniers temps,
vu que la majorité d'entre vous qui lisez (pas tant de monde que ça finallement) ne me voient plus ou très peu.
Mais avant de commencer, je tiens à signaler que je suis en salle info de la fac bloquée et qu'il y a un gros porc qui renifle sans
arrêt alors qu'il n'a rien à renifler (ce qui somme toute encore pire que s'il coulait du nez), ce qui provoque aussi un bruit assourdissant et très dégueulasse. Mais je vais passer outre,
n'oublions pas que nous sommes à Lyon2, terre d'accueil de tous les hippies immondes qui ne changent jamais de sous-vêtements. Je ne sais pas d'où je sors ça, peut-être du fait que je suis tombé
sur un blog étrange il y a quelques jours; c'était un fana sadomasochiste gay qui avait un super hobbie, fétichisme assez crade: garder les mêmes slips des jours et des jours, puis les renifler
(et c'était encore mieux quand il y avait des taches). Autant dire que je suis tombé sur quelques photos, et j'ai vite quitté, la gerbe me montant à la bouche.
Je m'ennuie tellement chez moi en ce moment car la fac est bloquée (avec un vote pour, un vote contre chaque semaine, c'est à ne plus rien comprendre, mais moi j'abdique, je dépose les armes).
Mais bon, je n'ai pas envie d'épiloguer sur le blocage et sur l'université. "Tout ça pour dire quoi" me direz-vous. Et bien tout ça pour vous dire que j'ai fais un pas en avant dans ma vieillesse
prématurée. Non content d'avoir 20 ans dans exactement 49 jours, 6 heures et 45 minutes, je m'emmerde tellement que je suis amené à penser comme les vieux, à agir comme les vieux, à parler comme
eux aussi, mais surtout à faire les mêmes activités. Limite si je ne vais pas à la marche avec le Club du Bel Âge chaque mercredi matin.
Et oui, vous allez être surpris, mais je fais mon potager. "Quelle horreur" vous allez dire. Tout à fait d'accord avec vous. Pourtant, il y a une bonne semaine, j'étais à Leader Price avec Véro
(pas ma mère incultes) et je suis tombé nez à nez avec le rayon jardinage (qui se résume en fait à une étagère). J'ai acheté par pure folie des graines de choux rouges, de salades, de carottes et
de courgettes. Mais insatisfait, j'ai encore acheté quelques jours plus tard, puis hier avec ma poule, des graines d'épinards, d'aubergines, et même de pastèques (d'ailleurs, vous allez en
manger, j'ai 30 pieds, et ça fait plusieurs fruits un pied). Puis des fleurs aussi.
Donc j'ai bêché je ne sais combien de m2 de terre et j'ai tout planté. C'est triste. Je passe pour un vieux maintenant. S'emmerder à ce point, c'est fort. Je pourrais éventuellement
aller travailler, surtout que mon compte en banque s'assèche dangereusement dernièrement (mais je dois recevoir un dernier virement dans peu de temps, donc courage). Mais j'en ai plus qu'assez de
trier des plaquettes de beurre de Planta Fin ou de ranger des petits pots écrémés Senoble alors que je préférerais de loin les manger.
Mais arrêtons de parler de victuailles et de travail chiant. Car j'ai trouvé le job de mes rêves. Au passage, si tu me lis, Laetitia (ce qui m'étonneras vu que tu es faienante de lire plus de
trois lignes et que t'attends suremment un message de tu sais qui (non pas Voldemort, c'est nul cette blague), et au fait, l'autre crado vient de faire un reniflement accentué exécrable), je suis
dans le regret de t'annoncer que ton projet de monter une ligne de fast-food bio tombe à l'eau. L'idée t'a été piquée par un parisien qui est en train d'ouvrir son cinquième restaurant dans la
capitale, et en plus ça marche. Comme quoi, tes idées sont parfois intéressantes.
Donc comme je disais pour moi, j'ai un boulot attrayant. Vous savez pour la plupart que je compte bien prendre une "année sabatique" entre la licence et le master (mais ce n'est pas définitif).
Enfin, c'est pas une année à rien glander, c'est plutôt une année à l'étranger pour apprendre une langue et bosser. L'Italie, pourquoi pas, mais un pays anglais, c'est mieux (mais non, pas
l'Angleterre cancrelat, tu veux ma mort ou quoi?).
Bref, j'avais cherché aux Etats-Unis en premier lieu, rien d'étonnant. J'était même partant pour faire la saison de la pêche au crabe en Alaska (c'est pas la peine de faire cette tête étonnée ou
cette tête qui à l'air de se foutre de ma gueule devant votre écran). Malheureusement, j'ai vite déchanté. Le visa pour travailler aux USA coûte la peau des fesses, et travailler au noir (ouch!)
et un bon moyen de m'envoyer croupir dans une vieille geôle polaire perdue au fin fond des neiges arctiques).
En fait, je ne sais pas pourquoi je vous parle d'un job pour une année sabatique puisque le boulot idéal n'a rien à voir avec une seule année, mais avec toute une vie. Avez-vous vu Out of Africa
avec la belle et splendide Meryl Streep? Je vais considérer que oui. Karen Blixen, danoise d'origine, habite au Kenya où elle monte (sans succès, c'est dommage) une ferme pour faire pousser des
caféiers. Et c'est justement cette formidable expérience qui me donne l'envie de faire un truc comme ça. J'ai dit ça à mes parents qui se sont évidemment foutus de moi. Mais on parle de caféiers,
mais c'est tout aussi valable pour des cacaotiers ou des théiers. Ils me disent que c'est une idée qui existe déjà depuis des centaines d'années, et que je ne vais pas faire fortune là dedans.
Deux choses à répondre: qui parle de faire fortune et c'est un doux rêve.
Ce qui rend ce genre d'aventure impossible de nos jours, c'est tout le bordel en paperasse et toutes les lois qui encadreraient ce genre de plantation, de plus qu'il faudrait s'expatrier en
Amérique du Sud ou en Afrique Centrale, voire en Asie (très peu pour moi l'Asie). Ce qui était "relativement fort simple" il y a au moins soixante ans ne l'est plus aujourd'hui. Mais si j'avais
les réels moyens de faire une ferme ou une plantation de ce type, autant dire que je partirais.
J'ai osé dire, attention, à mes parents que de toute façon, ils se contentaient de vivre à la manière de tous leurs voisins, qu'ils avaient une vie tristement formatée qui ne leur laissait pas la
place au rêve ou à la liberté d'entreprendre ce qu'il voulait. Attention mécréant! Grave erreur! Je me suis fais gentillement ramballé lorsqu'ils m'ont dit que moi aussi je vivais cette vie
pourrie, car j'habitais encore chez mes parents et était incapable de tenter tout ce que je dise (inutile de dire - mais je le dis quand même - qu'ils m'ont aussi dit que je changeais d'avis et
d'envies tous les mois). Et justement, je préfère vivre au jour le jour, quitte à manquer de sous. Mais chacun se fait son idée des choses, et désolé pour Marie ou Victor (je prends ces cas
précis par rapport à vos études, pas par rapport à vous), mais faire des études comme les vôtres qui meneront à un emploi bien payé (c'est quasi sûr et tant mieux pour vous) mais aussi vous
condamnant à faire toujours la même chose en gros (c'est mon avis, c'est tout) et surtout à rester cloîtrer dans des labos ou des salles (beaucoup de parenthèses je remarque), et bien ... euh ...
y'a pas de fin à ma phrase, mais vous avez compris quoi.
Je crois que j'ai assez parlé de travail. Je vais finir ce long monologue sur des films. Hier, j'ai commencé à regarder Gladiator, puis lassé de l'avoir vu trop de fois, j'ai préféré le remplacer
par Alexandre. Je ne l'avais ... Oh attention, James Bond vient de rentrer dans la salle, lunettes noires et malette cuir renfermant les codes de l'arme secrête des soviets. Donc, je ne l'avais
jamais vu en entier, le dvd bueugant à chaque fois. Il a de nouveau bueugé mais j'ai réussi à passer outre (sauf les cinq dernières minutes du film que je n'ai pas pu voir, le dvd a sauté, mais
je vais tenter de regarder sur Youtube). Alexandre est vraiment vraiment une légende. Quand au collège Aristide (prof d'histoire pour les gens qui savent pas) nous disait qu'il était allé
jusqu'en Inde, ça me passait au-dessus, ça m'intéressais mais sans plus. Pourtant, le film à tout fait ressurgir. Ce n'est qu'un film bien sûr, et probablement loin de la vérité tellement
Alexandre le Grand a fait l'objet de récits, mais c'est fantastique. Quand il arrive en Inde et se bat contre les éléphants, ces hoplites aux casques de bronze déteignent dans le paysage de
jungle. Mais on a envie que d'une chose, c'est qu'il aille plus loin. Comptant rejoindre les rives de l'océan extérieur pour revenir par le Nil, il ne se doute pas une seconde que tout l'Empire
Chinois s'étend encore derrière l'Inde. Et la seule chose que je souhaite intimement à ce moment là, même si je sais pertinnement qu'il ne l'a pas fait dans la réalité, et qu'il ne le fera pas
non plus dans le film, c'est qu'il franchisse l'Indus et pénètre en Chine. Imaginez un seul instant la gloire et le rayonnement de la Macédoine à travers le monde, "l'empire qui est allé jusqu'en
Chine combattre contre les terribles armées de la dynastie Zhou".
Mais malheureusement ce ne fut pas le cas. Alexandre le Grand est néanmoins un "Grand" - c'est le cas de le dire. Et j'aurais été fier de servir à ses côtés. Non, ne rigolez pas, c'est vrai. Oui,
je sais que je dis ça maintenant, et que j'aurais sûrement pris mes jambes à mon cou si un éléphant surmonté d'une troupe de barbares m'avait foncé dessus. Mais laissez-moi à mes rêves, à mes
soupirs d'une Antiquité merveilleuse où des choses immenses restaient à découvrir, alors qu'aujourd'hui on connait pratiquement tout des autres peuples qui vivent sur Terre. Rares sont les tribus
n'ayant encore jamais été observées par la civilisation actuelle (au singulier, je sais). Et puis ce ne seraient que des tribus, et non des civilisations entières.
Je viens de voir, en faisant des recherches sur ce héros éponyme, que son tombeau n'avait jamais été découvert depuis des tremblements de terre. Voilà qui me donne encore plus envie de faire de
l'archéologie. Car s'il y a bien un corps de métier dans lequel il reste beaucoup de choses à découvrir, c'est bien l'archéologie (sans compter la science pure évidemment). Ne serait-ce pas
merveilleux que dans plusieurs dizaines d'années vous appreniez que le célèbre archéologue Antoine Janin, parmi les plus réputés, ait découvert la tombe perdue du Grand Alexandre? J'en rêve
déjà.